Il y a eu des sourires. Des petits regards qui ne trompaient pas notamment à César Azpilicueta, compagnon de route et de conquête durant ses quatre années à Londres. Des pensées aussi qui ont dû se bousculer dans son crâne.

Thibaut Courtois ne s’en était pas caché avant ses retrouvailles avec Chelsea : "Ce sera agréable de revoir des visages connus". Et même s’il y en avait moins que prévu au coup d’envoi puisque quasiment la moitié des titulaires londoniens n’avait jamais évolué avec lui, les Blues ont retrouvé un gardien qui depuis son départ a parfois souffert, mais qui s’est aussi relevé pour retrouver son rang, celui d’un des meilleurs spécialistes au monde.

Les difficultés à le remplacer ont beau s’être un peu atténuées au fil des performances d’Édouard Mendy depuis son arrivée en octobre dernier, Chelsea a vu se dresser sur sa route un gardien qui est pour beaucoup dans la saison madrilène qui est encore faite d’espoirs de conquête.

La manière avec laquelle il est sorti vainqueur de son duel avec Timo Werner dit d’ailleurs beaucoup de choses (10e).

Elle résume le rapport de force entre un portier au meilleur de sa forme qui attire les ballons sur lui face à un attaquant qui manque totalement de confiance face au but grand ouvert.

Courtois a été décisif parce que l’Allemand a été maladroit, mais aussi parce qu’il en a pris l’habitude ces derniers mois. Et même si son invincibilité a pris fin après 404 minutes quand Pulisic l’a effacé avant de le tromper, le Diable qui a encaissé au passage son 38e but de la saison, le 12e en Ligue des champions, a encore joué un rôle majeur dans cette manche aller où il a fait preuve de vigilance et de concentration dans un match de plus en plus fermé. Caressant encore le rêve de sortir victorieux de la deuxième demi-finale de C1 de sa carrière, sept ans après la première quand dans sa première vie madrilène à l’Atletico, il avait sorti… Chelsea.