Le milieu de terrain a connu une saison marquée par les trophées... et les blessures.

Une Premier League, une FA Cup, une League Cup, un Community Shield. En 2018/2019, Kevin De Bruyne a garni son armoire à trophées de quatre coupes. Pas mal. Mais il faut avouer que c'est plus la frustration qui domine quand on repense à cet exercice pourri par les blessures. Un temps de jeu limité à un tiers de ce qui était possible (un comble pour lui, qui avait été le joueur le plus utilisé par Pep Guardiola lors de la saison précédente), cinq bobos plus ou moins graves, tout ne fut pas rose malgré la moisson de breloques.

Mais alors qu'une nouvelle année de foot se profile, le Diable rouge s'est branché sur un mode optimiste. "L'an passé, je suis revenu et me suis blessé après quatre jours, donc, ma saison a été très perturbée", a expliqué le joueur après la victoire 4-1 contre West Ham. "J'étais heureux de jouer, mais je ne pouvais pas atteindre le niveau que j'avais déjà affiché avant, car j'avais disputé septante rencontres sans interruption. Devoir m'arrêter à cinq reprises s'est révélé encore plus difficile." Ces interruptions forcées étaient en réalité le résultat de blessures aux genoux, à la cuisse ou encore aux ischios-jambiers. Autant dire que le corps de KDB a bien dégusté...

Les choses semblent plus apaisées pour lui, alors que Manchester City est en Asie pour sa préparation. Face aux Hammers, De Bruyne est monté à la mi-temps et a aidé Raheem Sterling à inscrire le dernier but des Skyblues. Une rentrée au petit trot pour lui. "On n'était pas au meilleur niveau, mais on s'y attendait", a-t-il indiqué sur le site du club. "Je suis heureux de ce qu'on a montré pour une première. Huit joueurs viennent de revenir, donc jouer quarante-cinq minutes représente déjà quelque chose. Je suis cependant un peu plus fatigué qu'heureux."

Malgré tous ses tracas, De Bruyne avait quand même réussi à distribuer onze passes décisives et marquer six buts, soit à délivrer une action décisive toutes les 107 minutes. Un ratio intéressant, qui ne demande qu'à s'améliorer. Pour peu que son organisme lui fiche enfin la paix.