Les Diables ont tous détesté et souffert sur le champ de patates bosnien. Tous sauf un : Hazard s’y est amusé comme un fou.

"Mais c’est quoi ce terrain ?" Quand on reçoit un SMS d’un proche détestant le football dont le zapping l’a envoyé quelques secondes sur ce match Bosnie-Belgique, cela vient confirmer l’impression des tribunes du stade de Sarajevo : la pelouse était vite devenue plus propice à un duel mêlant catch, vice et jeunes filles dévêtues qu’à une rencontre de football.

Si nos yeux ont souffert, les Diables ont vécu l’enfer dans ce mélange de boue, de sable et, pour les plus chanceux, de quelques restes de gazon. "Dès que tu sprintais, tu avais les ischios en feu tellement le terrain était gras. Je n’avais jamais eu mon maillot aussi dégueulasse en rentrant au vestiaire", détaillait Leander Dendoncker.

Tous les joueurs ont dû se débrouiller tant bien que mal sur cette surface. "Même des crampons en fer n’aidaient pas dans ces conditions. C’était franchement le plus mauvais terrain sur lequel j’ai joué depuis mes 7 ans quand je jouais chez les jeunes d’un club de P2", analysait Kevin De Bruyne.

"À la longue, ça devenait injouable, ajoutait Thomas Meunier. Mon but, je l’ai marqué en début de rencontre quand le terrain était encore praticable." De son côté, Youri Tielemans proclamait carrément cette pelouse comme "la pire de sa vie".

Un Diable avait par contre le sourire en évoquant la pelouse de Sarajevo : Eden Hazard a survolé les 20 premières minutes, donnant parfois l’impression de ne pas jouer sur la même surface que les autres. "Ce genre de terrain favorise un petit gabarit comme moi. Moi, je veux bien toujours jouer ici, rigolait-il. Cette boue, ça m’a rappelé plein de bons souvenirs de quand j’étais jeune. Quand tu joues dans le jardin avec tes potes et que la pelouse devient vite un champ de patates."