Pas besoin de préciser quel est l'atout numéro un de City face au PSG. Il est Belge et s'appelle Kevin De Bruyne. Dans son édition du jour, le journal L'Equipe dresse un portrait élogieux du meneur de jeu des Diables. "Kevin De Bruyne, une âme de capitaine à Manchester City" titre nos confrères français.

Depuis plusieurs saisons déjà, KDB est devenu une pièce maîtresse pour Guardiola. "Autrefois mutique et centré sur le jeu, le meilleur joueur de Premier League a acquis une maturité qui le prédestine au brassard des Citizens" estime le journal. Depuis le départ de David Silva, il est devenu le deuxième choix du Catalan pour le capitanat. Juste derrière Fernandinho qui ne peut plus jouer tous les matchs à 35 ans. Avec son nouveau contrat qui le lie aux Anglais jusqu'en 2025, il est voué à prendre ce rôle à l'avenir. Et comptez sur lui pour que cela ne gêne en rien ses performances.

Véritable phare des Citizens, il est donc un capitaine sans brassard. Celui sur qui le jeu repose. Moralement et techniquement. Une plaque tournante ultra décisive. Comme en témoignent ses statistiques. Sous Guardiola, le joueur a disputé 217 rencontres pour un total de 49 buts et 93 assists. Le tout en 16.533 minutes de temps de jeu. Ce qui signifie qu'il est décisif toutes les 116 minutes. Monstrueux.

Depuis le début de carrière du Catalan, il est le troisième joueur le plus utilisé derrière Sterling et Lionel Messi. Il a même donné plus d'assists que l'Argentin et en moins d'apparitions (219 à 217). Il serait certainement plus haut encore dans ce classement sans ses blessures. Qui l'ont privé de 42 matchs depuis l'arrivée de Guardiola en 2016, soit un peu plus de dix rencontres par saison.

"Je ne vois pas ce que je peux dire de plus sur Kevin, mis à part qu’il a une influence énorme" avait expliqué son entraîneur en conférence de presse ce samedi. Difficile de le contredire. Lorsqu'il est sur le terrain, les Citizens gagnent en moyenne 3 fois sur 4 cette saison (75 % de victoires).

Considéré comme le meilleur joueur de Premier League par ses pairs, il est aussi tenu en haute estime par ceux qui l'ont côtoyé. A l'image de Marc Wilmots qui était son sélectionneur entre 2012 et 2016. Et qui l'a également placé sur l'aile droite en tant que titulaire chez les Diables. "C'est devenu le patron de City car c'est un compétiteur qui prend les choses en main sur le terrain. Tu sens aussi qu'il est bien dans ses godasses à Manchester, il a trouvé son équilibre personnel et familial" estimait le Taureau de Dongelberg pour nos confrères français de L'Equipe.

Le bourreau du PSG en 2016

S'il a failli porter la vareuse du PSG, KDB n'a affronté que deux fois le club francilien. Mais pour quel résultat. C'était en quart de finale de la Ligue des champions en 2016. Cette année-là, il avait inscrit deux buts, un lors de chaque manche, et avait permis aux Anglais de se diriger en demi. Pellegrini était alors entraîneur et City n'est plus jamais parvenu à aller aussi loin en C1. Jusqu'à cette saison qui peut marquer un tournant pour le club comme pour le Diable rouge.

Clairement, les choses ne sont plus les mêmes entre le PSG-City de 2016 et celui de 2021. Avec Aguero et Fernandinho, il est le seul rescapé de cette époque. Mais il est surtout le seul à être un titulaire indiscutable cette saison. Dans le camp adverse, le PSG pouvait compter sur Angel Di Maria, éblouissant contre le Bayern, Kurzawa et l'actuel capitaine Marquinhos (les deux derniers cités étaient sur le banc). Auparavant, la star s'appelait Ibrahimovic. Aujourd'hui, ce titre se partage entre Kylian Mbappé et Neymar. Un autre monde.

Toujours est-il que sa frappe chirurgicale au match retour est restée dans toutes les mémoires parisiennes. "Paris, à part se passer la balle en défense… Nous n’avons pas été en danger" avait-il expliqué avec son franc parlé tellement caractéristique. Au-delà de sa communication, les défenseurs parisiens devront le surveiller comme le lait sur le feu. Et Paris est prévenu, De Bruyne est très chaud en ce moment.