De moins en moins de retraites après un tournoi

Diables Rouges

Michel Dubois

Publié le

Les Diables actuels sont partants pour 2010

BRUXELLES Une campagne qui s'achève - même lorsque de mauvais résultats l'abrègent - incite fréquemment de vieux serviteurs à rendre leur livrée. C'est le cas, particulièrement, quand le sélectionneur se retire ou est remercié.

En Belgique, le phénomène paraît en nette régression. Il avait connu son apogée au retour du Japon, en 2002, quand deux figures de proue de l'ancienne génération, Verheyen et Wilmots, avaient entraîné dans leur retraite internationale d'autres internationaux patentés. Après l'Euro 2000 déjà, trois figures de notre football avaient pris leurs quartiers d'hiver.

Successeur de Robert Waseige après le Mondial asiatique, Aimé Anthuenis n'avait pas franchement renouvelé les cadres. Il avait, simplement, géré une situation intermédiaire avec des joueurs en pleine force de l'âge ou... très résistants. C'est pour cette raison sans doute qu'après les échecs en 2004 et en 2006 il n'avait perdu personne ou presque. Seul Herpoel avait choisi de ne plus se rendre sélectionnable tant que perdurait l'ère Anthuenis.

Aucun Diable actuel ne devrait renoncer de son propre chef à une sélection ultérieure en équipe nationale. La majorité n'a pas l'âge de se retirer et les anciens - Goor et Clement en particulier - ont manifesté clairement leur intention de postuler encore. Aucun des joueurs qui ont mené cette désolante campagne n'a, non plus, étalé un état d'âme défaitiste. Seul Leonard semble être engagé dans une retraite forcée... parce qu'il n'est pas parvenu à se recaser.

Petit rappel de ceux qui se sont retirés après un tournoi majeur :

2000: Filip De Wilde, Lorenzo Staelens, Luc Nilis.

2002: Gert Verheyen, Marc Wilmots, Johan Walem, Eric Van Meir, Branko Strupar (invalide du sport)

2004: Jacky Peeters

2006: Frédéric Herpoel (retrait conditionnel)

2008: en principe personne.



© La Dernière Heure 2007

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