Denayer a endossé un rôle de patron à l’OL, où il veut trouver la stabilité.

Pour lui, cette saison est celle du retour au premier plan. Titulaire indiscutable et très régulier au sein de la défense lyonnaise, Jason Denayer (23 ans) revit littéralement depuis qu’il a quitté Manchester City pour Lyon, l’été dernier. Et il est occupé à montrer son potentiel à toute l’Europe.

"Pour moi, tout se passe bien depuis quelques mois. On est bien classé en championnat et je fais des bonnes prestations. Ce qui me permet de revenir en équipe nationale", sourit le défenseur, conscient que la visibilité que procure la Ligue 1 et la Ligue des champions a joué en sa faveur. "C’est clair que jouer ce genre de rencontres, c’est un avantage pour moi. J’évolue également à un niveau supérieur par rapport à avant. Mais pas énormément supérieur non plus."

Ce niveau, justement, lui a permis de, déjà, devenir un des patrons de l’OL. "Mais cela se fait assez naturellement car on a une jeune équipe, on a tous le même âge, on se repère les uns par rapport aux autres." Ce qui permet de rivaliser avec les plus grosses cylindrées, même si le retour face à Barcelone (5-1), en huitièmes de finale de la Ligue des champions a été beaucoup plus compliqué que l’aller et a abouti à l’élimination de l’OL.

"Mais il n’y avait pas penalty sur Suarez", sourit Denayer, qui s’est fait marcher dessus par l’Urugayen, ce qui n’a pas empêché l’arbitre de siffler le penalty à 0-0. "Cela ne m’empêche pas d’être satisfait des deux matchs, à titre personnel. Principalement l’aller, évidemment. Mais ce genre de rencontre, face à de grands joueurs, ne peut que faire grandir et gagner en maturité."

Et cela attise aussi les convoitises. Mais après avoir pas mal bourlingué ces dernières années (entre Manchester City et ses prêts au Celtic et à Galatasaray, la saison passée), Jason Denayer veut se poser. "J’ai besoin de stabilité et c’est clair que je vais rester à Lyon l’an prochain. C’est ma première saison à l’OL et je ne pense pas à partir. Et je ne pense pas non plus que le club me laissera partir."

Preuve que le défenseur belge est devenu un joueur très important de l’effectif de Bruno Genesio ("un coach qui me fait confiance et m’aide à travailler mes lacunes"). Et il aspire à acquérir ce statut en équipe nationale, près de trois ans après le fiasco face au pays de Galles, lors de l’Euro 2016. "Mais beaucoup de choses ont changé depuis lors", souligne-t-il, tout en espérant pouvoir le prouver en recevant du temps de jeu face à la Russie et/ou Chypre. Pour que son retour au premier plan soit total.