Ils ne peuvent décidément plus cacher qu'ils s'amusent beaucoup

DIEGEM "Il fait froid, là-bas ? " interroge Logan Bailly en frissonnant par anticipation.

Kevin Mirallas, qui a péché son renseignement en surfant sur Internet, confirme d'un hochement de tête.

Il n'est pas tout à fait 17 h. Les Diables sont déjà à pied d'œuvre. Ils paraissent tous empreints d'une indéniable envie.

Pour le premier échauffement, ils se rassemblent par affinités linguistiques.

Le sourire en bandoulière qui fait vite tache d'huile, Tom De Sutter a aspiré les néerlandophones dans son sillage. Jean-François Gillet s'est joint à eux. Toby Alderweireldt s'est rallié aux francophones, que Roland Lamah a complété en dernier.

L'ambiance, une fois de plus, est allègre, enjouée, plus exubérante encore chez les francophones que chez les néerlandophones mais pas plus dissipée pour autant. Swerts froisse soudain la cheville de Vertonghen. L'arrière rougit de confusion. Le médian grimace pour expulser une souffrance vive mais brève. Il n'a accablé son équipier international d'aucun reproche.

Marc Wilmots les emmène trottiner sur trois quarts de tour de terrain. Très attentif, ne laissant échapper aucun détail, Dick Advocaat les attend à l'arrivée. Il scande sa causerie, assez longue, d'une chanson de geste expressive.

Le coach fait avancer un but itinérant. Le groupe tout entier, comme un seul homme, se propose pour le transporter.

Les réservistes de samedi se séparent des titulaires. Bart Van Lingen, l'autre adjoint, les prend en charge. Il commande les exercices. Il s'exprime dans un français malhabile mais louable quand il s'adresse à Hazard ou à Mudingayi.

Le public est venu nombreux. Il reste sage. Un spectateur observe, sagace : "Avec Vandereycken ou Vercauteren, les joueurs se seraient réfugiés dans un coin du stade, pour échapper au public. Ici tout se fait au grand jour. Les spectateurs sont heureux et les joueurs n'ont pas l'air de s'en plaindre ..."



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