C’est rare de voir l’équipe belge sifflée et à ce point dominée. Les problèmes de mentalité, par contre, sont un problème récurrent…

Surclassés. Il n’y a pas d’autre mot. Face à l’Espagne jeudi soir, les Diables n’ont existé que pendant un petit quart d’heure, avant de complètement s’écrouler. Au point que perdre 0-2 était encore flatteur….

"J’espère que ce match sera le plus difficile possible, pour que je puisse prendre un maximum d’informations", avait espéré Roberto Martinez. Son carnet de notes a dû vite être rempli. Parce que la Belgique a vécu son match le plus difficile depuis très longtemps.

Les Diables dominés à ce point : c’est rare

Jeudi soir, le temps d’un match, la Belgique est redevenue toute petite. "Je ne me rappelle pas trop depuis quand on avait été dominé de la sorte", soufflait Jan Vertonghen au lendemain du match. "Cela devait dater du match contre l’Allemagne." Une partie qui date du 11 octobre 2011, sous l’ère Leekens, quand les Diables avaient été promenés par la Mannschaft à Düsseldorf (3-1). Avant cela, il fallait remonter à 2009, avec une claque reçue à La Corogne : 5-0. Avec un doublé de… David Silva.

Les Diables peu impliqués : ça, ce n’est pas neuf

Le principal reproche fait par les supporters aux Diables, c’est d’avoir un état d’esprit défaillant. Certains joueurs en ont conscience. Pour d’autres joueurs, par contre, il n’y a pas de problème !

"Notre mentalité est bonne. Nous prenons un nouveau départ et avons tous une énorme envie", affirme Jan Vertonghen. Étonnant ! Car ce n’est pas ce qu’on a vu.

Bien sûr, certains Diables sont exempts de tout reproche. Radja Nainggolan a beau s’époumoner, parfois en vain, avec de longues courses, il est l’un des rares à qui on ne pourra jamais rien reprocher dans la combativité. Il doit servir d’exemple à d’autres Diables qui baissent trop vite les bras et qui semblent faire acte de présence sur le terrain.

L’un des principaux concernés, c’est Kevin De Bruyne. Il a eu plusieurs gestes d’irritation qu’on ne lui voit jamais à City. Depuis la préparation de l’Euro, De Bruyne ne semble plus être bien dans sa peau en équipe nationale.

Mais KDB n’est pas le seul à pointer du doigt. Ce problème n’est pas nouveau. On l’a écrit et répété : individuellement et collectivement, les Diables montrent de plus en plus les défauts de leurs qualités. Ils jouent à la carte. Et ils se permettent une nonchalance qu’ils n’oseraient pas montrer en club.

Que peut faire Martinez ?

À Chypre mardi, le nouveau sélectionneur n’aura pas trop le choix. Il devra provoquer un électrochoc. Comment ? En trouvant les bons mots et surtout en osant bousculer les joueurs cadres de l’équipe. Quitte à les mettre sur le banc. Car il est grand temps que les Diables se secouent. Mardi, il faudra onze guerriers sur le terrain. Ce sera même la moindre des choses.