Radja Nainggolan est le grand absent de la sélection de 28 joueurs pour les rencontres de qualifications pour le Mondial 2018 contre Gibraltar et la Grèce, annoncée vendredi par le sélectionneur national à Tubize.

C'est la première fois depuis la fin de l'année 2016 que le milieu de l'AS Roma n'est plus dans l'effectif des Diables Rouges. Début juin en Estonie, le 'Ninja' était resté sur le banc alors qu'il avait joué la première mi-temps contre la Tchéquie quelques jours auparavant. Selon Het Nieuwsblad, Nainggolan aurait décidé de ne plus se mettre à la disposition de l'équipe nationale, mais ce n'est jusqu'à présent pas confirmé. A VTM Nieuws, il a personnellement démenti explicitement la rumeur. L'Union belge (URBSFA) a annoncé à l'Agence Belga "qu'elle n'était pas au courant".

Le journal Le Soir a ensuite annoncé qu'une raison disciplinaire pourrait être à l'origine de son statut de remplaçant en Estonie. En effet, le joueur serait arrivé en retard à une séance théorique. "Ce n'est pas une sanction disciplinaire", a réagi Martinez. "J'ai fait mon choix sur base des dernières rencontres que j'ai vues. J'ai eu le sentiment de devoir appeler d'autres joueurs, dans l'optique d'avoir le meilleur groupe possible pour ces deux confrontations. J'ai personnellement annoncé la nouvelle à Radja."

Il apparaît que la relation entre Nainggolan et Martinez n'a pas toujours été au beau fixe. L'année dernière, Nainggolan était absent de la sélection belge mais avait disputé une rencontre amicale avec son club romain. "Il s'agissait d'un match amical contre une équipe de jeunes, je n'étais simplement pas prêt pour jouer une rencontre internationale", s'était défendu le 'Ninja'. Martinez avait ensuite assuré que cet épisode n'aurait aucune incidence sur la présence de Nainggolan chez les Diables.

En avril dernier, il avait été contrôlé positif lors d'un test d'alcoolémie entre les rencontres contre la Grèce et la Russie. "En Belgique, on fait beaucoup d'histoire pour pas grand chose alors qu'en Italie, vous êtes jugé sur le terrain. En ce qui me concerne, c'est personnel et c'est du passé" avait-il déclaré quelques semaines plus tard. "Je ne viens pas souvent en Belgique, je ne vois pas de mal à aller boire un verre avec des amis. J'essaye de vivre comme une personne normale."