Le Diable rouge revient sur la saison de Chelsea, qui continue son cavalier seul en Premier League.

Huit points d'avance, un gardien qui n'encaisse pas (treize clean-sheets, record cette saison), un coach en fusion, un numéro 10 en lévitation, cette saison, Chelsea se la joue double-face par rapport au triste spectacle que les Blues avaient offert en 2015-2016.

Deux après avoir remporté le titre sous la direction de José Mourinho, un seul après avoir montré un visage calamiteux, le club est en passe de récupérer les lauriers anglais, avec une confortable avance sur ses poursuivants.

En guise de figure de proue, Chelsea a récupéré un Eden Hazard digne de celui qui avait naguère été élu Joueur de l'année. Mais c'est bien l'ensemble du club qui a retrouvé son statut de géant anglais.



Suffisant pour jouer l'intox avant les matches ? Oui, si l'on en croit le Belge. "C'est difficile pour nos adversaires de venir chez nous et de gagner", dit-il au London Evening Standard. "Ai-je le sentiment que certaines équipes arrivent battues d'avance ? Oui, car on joue bien mieux", ajoute-t-il. "On est plein de confiance sur ce terrain. Les fans nous donnent tout, ils nous soutiennent. Je me souviens du match contre Tottenham (NdlR: remporté 2-1 fin novembre), quand ils ont marqué, les supporters ont continué de chanter. C'était génial et on se sent très bien sur cette pelouse. On a confiance en nous, ce qui est primordial en foot. C'est un peu comme il y a deux ans, quand on a été champions. Je me souviens que durant la seconde partie de saison, on ne jouait parfois pas très bien, mais on marquait toujours au moins un but et Thibaut Courtois réalisait au moins un gros arrêt."

Il faut dire que les chiffres sont là. Meilleure équipe et attaque à domicile, Chelsea n'a plus été battu à Stamford Bridge depuis le 16 septembre, quand Liverpool s'y était imposé 1-2. Depuis, les Londoniens ont pris 91,6% des points chez eux (trente-trois sur trente-six). Chelsea a également marqué les esprits en battant Arsenal, Tottenham et Manchester United sur son terrain. "Si on veut être champion, on doit prendre ces matches, en gagner seize ou dix-sept [sur dix-neuf]."

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Et voilà les Londoniens qui filent de victoire en victoire. Avec comme gros atout cette quasi invincibilité à domicile. Reste qu'à l'extérieur, ce n'est pas mal non plus ! Loin de chez elle, la bande à Antonio Conte ne prend plus que 69% des points (vingt-sept sur trente-neuf), mais fait aussi bien que Manchester City, premier au classement. "Jouer à l'extérieur, c'est évidemment bien différent", explique Eden. "On doit juste garder le même niveau de concentration. C'est plus dur, à cause du public n'est pas là, mais nous sommes prêts, professionnels. On peut gérer cette pression." 

La pression, et si c'était elle la plus grande ennemie de Chelsea, cette saison ?