L'ailier gauche du Real Madrid s'est confié à L'Équipe sur l'un des vaudevilles de l'été.

"Eden Hazard est trop gros !" C'est peut-être l'une des phrases les plus répétées de l'été. Une sentence d'autant plus lapidaire que le début de saison du Diable rouge, recruté pour plus de cent millions d'euros par le Real, s'est révélé plutôt compliqué, entre inefficacité et blessures. Quelques mois après son arrivée en Castille, le Brainois semble enfin avoir trouvé son rythme de croisière, en témoigne son très bon match contre Eibar.

Alors que le club merengue s'apprête à accueillir le PSG en Ligue des Champions, le numéro 7 est revenu sur LE sujet qui a tant alimenté les gazettes, de Madrid à Bruxelles: son poids. "C'est vrai que j'avais grossi", explique ainsi le joueur. "Je ne vais pas le cacher, quand je suis en vacances, je suis en vacances. Sinon, je n'ai jamais de vacances. J'avais pris cinq kilos. Je suis du genre à prendre vite et à perdre ausssi rapidement si je fais attention."

Et Eden de nous donner quelques chiffres, lui qui ne sera de toute façon jamais un poids plumes, la faute à des cuisses (les haters diront un postérieur) plutôt volumineuses, qui lui permettent de tenir sur ses cannes malgré les assauts adverses (il subit plus de trois fautes par match, rappelons-le). "Quand j'avais dix-huit ans, à Lille, j'étais à septante-deux, septante-trois kilos", dit-il à nos confrères de L'Équipe. "Après, avec la prise de masse musculaire, c'était septante-cinq kilos. Dans un mauvais jour septante-sept. J'étais monté à quatre-vingt cet été. J'ai perdu tout ça en dix jours."

Plus loin, l'attaquant de vingt-huit ans revient entre autres choses sur sa montée en puissance. "Je suis satisfait du dernier mois", dit-il. "Le seul truc qui cloche, ce sont les statistiques. (...) Aujourd'hui, les gens ne retiennent que ça. (...) Je prends le ballon, je dribble, j'accélère et j'essaie de bien faire jouer les autres. Je ne fais pas tout bien, mais j'essaie. Les deux premiers mois, je me disais: 'Tu es nouveau, sois simple'. Et j'ai essayé de faire trop de passes. Les gens attendaient que je dribble." À l'heure actuelle, seul Lionel Messi fait mieux dans ce domaine que le Diable, avec 4,3 dribbles réussis par rencontre, pour "seulement' 3,6 pour Eden. La preuve que les choses commencent tout doucement à se mettre en place au Bernabéu.

Les attentes étaient, il est vrai, très fortes. Logique, étant donné le prix et le talent d'Hazard, qui retrouvait son idole Zinédine Zidane sur le banc. Une collaboration qui connaît collectivement des hauts et des bas, mais qui convient au Belge, qui affirme apprécier le jeu proposé par le double Z. "On a énormément le ballon. Si tu touches nonante ballons par match, tu as plus de chances de faire de belles choses. Mon poste, c'est le même qu'à Chelsea ou avec la Belgique. Je suis libre d'aller où je veux, de permuter avec Karim Benzema. Mais il faut soigner le replacement, comme partout."

Reste maintenant à atteindre la régularité qui est la sienne en équipe nationale une fois la tunique madrilène sur les épaules...