Le gaucher s’est illustré lors du nul de Sunderland contre Liverpool (2-2).

L’heure est aux résolutions. Adnan Januzaj en a-t-il pris une ? Possible. Renouer le fil d’une carrière prometteuse pourrait arriver en haut de la liste du joueur qui diffuse ces dernières semaines l’impression de s’être réconcilié avec ses sensations. L’homme à la parole rare n’a pas hésité à monter au créneau après la déroute à Burnley (4-1). Preuve que quelque chose a changé. Que la confiance l’habite à nouveau.

"Nous savons que nous ne pouvons pas rééditer ce type d’erreur contre Liverpool ou sinon, on en prendra cinq ou six en une mi-temps", avait prévenu le joueur. Et face aux Reds, le gaucher, dans une position de meneur de jeu juste derrière Jermaine Defoe, a prouvé qu’il se rapprochait de son meilleur niveau.

Sa faculté à se déplacer entre les lignes et à bien orienter le jeu a fait mal. Et Januzaj a été un élément moteur dans le très bon point obtenu par les Black Cats. Comme pour donner un autre relief à son ambition exposée avant la rencontre : "Bien évidemment, je ne suis pas venu ici pour être relégué; je suis venu ici pour jouer un maximum et faire de mon mieux pour aider l’équipe."

Histoire aussi de tourner le dos à une année compliquée. De faire de 2017 son année. Dans la difficile opération survie de Sunderland, Moyes sait que son ancien protégé à Manchester United sera déterminant.

Début décembre, le technicien n’avait pas hésité à piquer son joueur : "Son état athlétique n’est pas optimal et j’attends plus de lui. S’il veut retourner à Manchester United, il doit le prouver", avait estimé l’Écossais insistant sur un point comme il l’a révélé la semaine passée : "Je lui ai dit qu’il devait améliorer son expression corporelle; il donne parfois l’impression de ne pas assez courir. Il est capable de faire gagner des matches. Il ne l’a pas encore fait mais j’ai confiance en lui." Comme Januzaj en somme.