Marouane Fellaini assure qu’il a évacué le stress qui l’a fait transir pendant quelques heures, lundi soir.

Mais des gestes de nervosité - la main qu’il fait coulisser fréquemment sur son visage, un débit un peu saccadé - le trahissent. "Je commence à récupérer", soupire-t-il. "J’oublie la fatigue, la nervosité, l’engouement né de mon transfert. Après tout, ces sensations sont intimement liées au mercato."

Le nouveau Mancunian avoue : "Le plus stressant était la résistance d’Everton, qui désirait me garder. De l’autre côté, David Moyes ne voulait pas me lâcher. Je suis encore allé plaider ma cause auprès des dirigeants d’Everton. Mon transfert a été conclu à 23h59. Pendant cinq minutes, je n’ai plus eu un poil de sec : je ne savais pas si le document était bien passé. Mais tout le staff de Manchester United m’assurait que c’était le cas. En 2008, quand j’ai quitté le Standard, je n’étais pas aussi stressé. Si l’affaire avait capoté, je n’aurais pas été déçu : j’étais jeune, je me sentais bien au Standard dont mes meilleurs amis étaient les supporters."

Si David Moyes, l’entraîneur qui est tombé sous son charme à Everton, ne lui avait pas montré la voie, Marouane Fellaini aurait-il franchi le pas ? Sûrement : "On ne peut pas dire non à Manchester United : on y joue dans un grand stade, devant 80.000 personnes et aux côtés de grands footballeurs. Je vais enfin réaliser mon rêve : jouer vraiment pour le titre et disputer la Ligue des Champions. Jusqu’à présent, je m’étais arrêté aux matches de qualification."

À quelle place évoluera-t-il ?

Il en discutera avec son coach au retour de Glasgow : "David Moyes fera ses choix. Mais il sait que je préfère, toujours, m’exprimer comme médian défensif."

Pour le reste, Marouane Fellaini ne nourrit aucune appréhension particulière : "J’évolue depuis cinq ans en Angleterre, dans un des meilleurs championnats du monde : je n’ai rien à prouver à personne."

Il ira exprimer son talent à Old Trafford empreint d’une conviction… évidente : "Si Manchester United m’a enrôlé, c’est que j’ai le niveau pour évoluer en son sein."

L’Etterbeekois ravive alors son premier grand souvenir de MU : "C’était en 1999, le soir de l’apothéose, mémorable, de l’épreuve reine, contre le Bayern Munich : ma nouvelle équipe avait signé le but d’une improbable victoire à l’ultime minute d’un thriller étourdissant."

L’amour de Marouane Fellaini pour MU est né ce soir-là…