Face à l'Angleterre, les Diables rouges ont disputé leur cinquantième rencontre sous les ordres de Roberto Martinez. Avec un ratio très positif de 39 victoires. Hein Vanhaezebrocuk, ancien entraîneur d'Anderlecht et Gand, aujourd'hui chroniqueur pour le journal Het Nieuwsblad est plein de louanges pour le travail de son collègue espagnol : "Quand on regarde le bilan de Roberto Martinez, on ne peut qu'être positif", affirme-t-il dans les colonnes du quotidien néerlandophone , "je lui tire mon chapeau car il a formé une équipe que le monde entier regarde avec le plus grand respect. Il a réussi à faire en sorte que toutes les stars s'effacent pour se mettre au service du collectif et il a réussi à mobiliser son groupe pour ces matchs de Nations League. Il faut être honnête : les résultats de Martinez sont bons."

Mais Vanhaezebrouck a malgré tout tenu à nuancer ce bilan positif : "Lors des cinquante rencontres de Roberto Martinez, la Belgique n'a affronté de nations du top 20 mondial qu'à 14 reprises (pour seulement six victoires). Ce qui explique pourquoi nous sommes encore numéro un au ranking Fifa alors qu'en réalité, ce n'est pas mérité."

L'ancien champion de Belgique avec les Gantois en 2015 y voit un lien avec le fait que nous ne sommes pas (encore) parvenus à remporter de grand tournois : "Que nous jouions contre de petites nations n'est pas la faute de Martinez. Mais il est frappant de constater que les autres grands pays s'affrontent plus souvent entre eux et n'hésitent pas à organiser un amical contre le Brésil ou l'Argentine. C'est peut-être la raison pour laquelle nous n'avons pas encore réussi à gagner un trophée. Parce que nous jouons trop peu de rencontres contre les pays du top."