Guillaume Gillet a profité de sa semaine de semi-repos pour recharger ses accus


BRUXELLES Guillaume Gillet a été contraint de prendre de la hauteur, vendredi soir : victime d’une suspension imputable à deux avertissements, il a suivi Serbie - Belgique depuis la tribune. Il a vibré autant que ses compagnons d’épopée installés sur le banc de touche : “L’offensive serbe initiale a rendu périlleuses nos vingt-cinq premières minutes. J’ai senti ensuite que les Diables reprenaient doucement la direction de la partie. Ils avaient su gérer la pression adverse : ils ont ensuite planté leurs banderilles aux bons moments. Ils ont signé là une grande performance !”

L’Anderlechtois estime avoir tiré profit de ce repos forcé. “Par la force des choses, j’ai vécu une semaine assez calme. Elle m’a servi de remise en forme après une longue série de matches.”

Guillaume Gillet a conscience d’écoper de trop d’avertissements cette saison. Il en décline volontiers l’énumération : “J’en ai déjà pris quatre en championnat, un en Ligue des Champions et deux avec les Diables. C’est un total excessif pour un joueur qui, généralement, ne commet presque pas de fautes. Certains d’entre eux ont sanctionné des rouspétances. Ils me sont entièrement imputables. Mais, trop souvent, j’ai écopé d’une carte jaune pour avoir commis ma toute première faute du match.”

Reprendra-t-il sa place contre l’Ecosse ? “Le coach n’a encore rien dit. Sa décision dépendra peut-être du système de jeu qu’il préconisera : voudra-t-il des arrières offensifs ou préférera-t-il assurer ? Je trouve que Toby a fait ce qu’il devait faire. Personnellement, j’avais livré le meilleur de moi-même lors des quatre matches précédents. J’étais satisfait de mes prestations. Je m’implique à fond dans ce groupe. Mon grand objectif est de m’y forger une place de titulaire. Oui, à l’arrière droit !”

Quelle Belgique découvrira-t-on mardi soir ? “L’Ecosse jouera son va-tout. Une défaite équivaudrait pour elle à une quasi-élimination. On sait que ses joueurs seront très motivés. Jamais ils ne laisseront tomber les bras. Quant à nous, nous devrons nous atteler à leur… couper les jambes. Nous avons mûri. Nous ne voulons plus nous reposer sur un seul succès mais au contraire enchaîner les victoires. Le propre des grandes équipes est de s’attacher au long terme. C’est l’exemple que nous devons suivre : engranger les succès en restant les pieds sur terre. C’est de cette manière que nous continuerons de grandir.”

© La Dernière Heure 2012