Le capitaine Eden Hazard se confie, à huit mois du début de la Coupe du monde en Russie.

La qualification en poche et la place de tête de série presque validée pour le tirage au sort de la Coupe du monde. Il était temps de tirer le bilan de ces qualifications avec le capitaine, Eden Hazard. Un bilan positif mais la marge de progression existe encore pour celui qui a fêté sa 80e cape samedi.

On aurait pu imaginer que les Diables allaient lever le pied après la qualification acquise le mois dernier. Pourquoi s’être arraché autant pour aller chercher cette victoire en Bosnie ?

"On veut vraiment être dans le premier chapeau lors du tirage au sort. C’est pour ça qu’on n’a rien lâché, même quand les Bosniens menaient 2-1. Franchement, je connais beaucoup d’équipes qui auraient perdu pied. Nous, on a continué à bosser et on aurait même pu mettre plus de buts."

On n’a pas toujours connu cette mentalité en équipe nationale, même avec le groupe actuel.

"On a toujours eu une bonne mentalité générale, une bonne approche des choses. C’est juste qu’on progresse aussi dans ce domaine à force de disputer des matchs de haut niveau. Et puis, il y a des jeunes joueurs qui poussent et la concurrence est plus forte. Dans ce groupe, certains ont cette mentalité de gagnant depuis longtemps, d’autres sont en train de l’acquérir."

Comme vous ?

"Non, j’ai toujours eu la bonne mentalité ! Je sais que ça ne se voit pas toujours car je donne l’impression de tout prendre à la légère. Mais je peux vous assurer que je déteste perdre et ça a toujours été ainsi."

Êtes-vous satisfait de la tactique et de votre poste dans le système de Martinez ?

"À force de jouer à ce poste avec Chelsea, je commence à être de plus en plus à l’aise. Je sais ce qu’il faut faire offensivement et défensivement. Cela dit, je pense qu’on peut encore mieux m’utiliser sur certaines actions. Samedi, j’étais souvent seul mais sans toujours recevoir le ballon."

L’identité de l’attaquant de pointe est-elle importante pour vous ?

"C’est juste une question d’automatismes et de compréhension. Avec Romelu, on a développé de vrais automatismes car il comprend mes déplacements. C’est pareil pour Michy puisqu’on joue aussi ensemble en club. Il garde bien le ballon et comprend bien mes déplacements. Samedi, ça n’a pas toujours été facile de se trouver avec Michy mais on y est quand même parvenu deux ou trois fois."

Défensivement, c’est par contre plus compliqué. Cela vous tracasse-t-il ?

"On doit faire mieux défensivement. On ne va pas marquer quatre buts à chaque match. Si on veut passer un palier, on doit devenir plus costaud derrière. On doit surtout apprendre à bien gérer nos temps faibles dans un match."

Quand il n’y a ni Fellaini, ni Witsel, l’équipe semble perdre sa stabilité.

"Samedi, Marouane contrôlait le milieu avec sa présence physique et dès qu’on l’a perdu, on a eu plus de mal. Marouane et Axel sont des éléments importants de l’équipe. L’impact qu’ils savent mettre nous aide."