Nouveau patron de jeu des Diables, Eden Hazard ne doute ni de lui ni de son avenir

BRUXELLES Eden Hazard sait-il que, dimanche dernier, en prenant congé, avec faste, du public lillois qui le chérira à jamais, il a donné la chair de poule à Marc Wilmots ? “J’ai vécu une formidable ultime soirée avec le club de mon cœur : nous avons gagné, j’ai attendu la dernière journée du championnat pour inscrire trois buts et j’étais capitaine. Je ne pouvais pas mieux réussir mon départ.”

Eden Hazard s’est vu octroyer une transition de deux jours pour passer du statut de Dogue à celui de Diable et pour quitter le tapis rouge du festival de Cannes pour l’herbe verte du stade Roi Baudouin.

Eden, quand saurons-nous à quel club de renom vous allez lier votre avenir ?

“Très bientôt. Pour l’heure, je me concentre sur mes deux prestations avec les Diables. Mais ne vous attendez pas à une surprise : j’évoluerai, la saison prochaine, dans un des trois clubs que tout le monde connaît : Manchester United, Manchester City ou Chelsea.”

Quels critères ont dicté votre choix ?

“La place que l’entraîneur me destine et les autres renforts que ce club projette d’enrôler seront pris en considération. Mais, quoi que je décide, je sais que j’aurai opéré le bon choix. Dites-moi : quel est le joueur de mon âge qui peut se flatter d’intéresser trois entités aussi prestigieuses que celles-là ?”

Revenons à l’équipe nationale : réjouissez-vous du départ de Georges Leekens ? Vos relations n’ont pas toujours culminé au beau fixe ?

“Je n’ai pas à juger sa décision. Elle m’a surpris, bien sûr. Il aurait pu s’éclipser au retour du match en Angleterre, par exemple. Ceci dit, nos rapports au départ tendus s’étaient normalisés. Je pense même qu’il m’aimait bien. Je l’appréciais également.”

L’intronisation de Marc Wilmots doit en revanche vous réjouir ?

“Marc nous connaît bien. Il est proche des joueurs. Je suis ravi qu’il soit resté alors qu’il aurait fort bien pu s’en aller, lui aussi. Marc est une bonne personne.”

Marc Wilmots n’a pas tari d’éloges quand il a évoqué votre nouveau rôle en équipe nationale…

“Avant de s’épancher publiquement sur moi, il m’a beaucoup parlé. Je ne suis pas loin d’estimer qu’il a... exagéré en vantant mes mérites comme il l’a fait. Je ne pensais pas que j’avais acquis autant d’importance à ses yeux. C’est plaisant à entendre, bien entendu. Le coach m’octroie de grandes responsabilités. Il attend de moi que je sois décisif avec les Diables comme je l’ai été à Lille. Il m’accorde une grande confiance dans la position que j’ai toujours affectionnée : axiale, derrière l’attaquant. Je marche à l’affectif : je vais lui rendre la confiance qu’il me voue.”

Content d’être libéré du travail défensif ?

“Ma tâche consiste à marquer des buts et à distiller des assists pour mes partenaires. Ce qui ne signifie pas que je m’exonère de tout souci défensif. Quand un ballon louvoiera à deux mètres de moi, je ferai l’effort d’aller le disputer à nos adversaires. S’il est éloigné de quinze mètres, je n’irai pas le convoiter : je regarde toujours vers l’avant...”



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