Suite au partage concédé par les hommes de Roberto Martinez lors du derby des plats pays, à Amsterdam, les observateurs hollandais ne se sont pas privés de tacler vigoureusement la prestation de nos compatriotes. Revue de presse.

Au sein d'un système expérimental élaboré par le tacticien espagnol, il faut reconnaître que les Diables ont manifestement manqué d'envie. Au cœur de nos colonnes, nos envoyés spéciaux reconnaissaient d'ailleurs que" ce nul arraché chanceusement en fin de rencontre sur un tir dévié de Carrasco s’expliquait par l’arrogance des Diables."

De l'autre côté de la frontière, les médias n'ont pas hésité à, eux aussi, pointer les approximations et lacunes belges. Avec parfois, une certaine virulence. En témoigne, l'analyse de nos confrères du Telegraaf, qui observaient que "les Belges se sont étranglés dans leur propre paresse, leur arrogance et leur attitude hautaine. Ils ont réalisé des combinaisons bien trop longues, alors que les talonnades et autres gestes techniques n’avaient pas d'autre but que d’humilier l’adversaire". 

La presse oranje n'a pas été tendre avec ses propres joueurs, certes, mais pour les Diables les adjectifs sont acides et bien sentis. "Les Belges sont hautains, et pas qu’un peu", siffle, pour sa part, le Volkskrant. Avant d'expliquer: "Ils se sont cachés et espéraient trouver un moyen de s’en sortir après 90 minutes. Techniquement, ils ont déjà été bien meilleurs que ce qu'ils ont montré à l'ArenA. Ils se sont déjà ratés dans deux grands tournois et s’ils se plantent encore, le temps de la gloire ne sera plus". 

Quant au quotidien AD, il se révèle moins dur avec notre sélection même s'il va jusqu'à qualifier la partie de "parodie de match de football comme le confirme parfaitement l'égalisation de Yannick Carrasco. Il tire devant le rectangle, et via le dos de Veltman, la balle atterrit après un lob au-dessus de Stekelenburg, juste en dessous de la latte : 1-1."