Le défenseur, retapé après une blessure musculaire qui l'avait tenu éloigné des terrains depuis le début du mois, est revenu sur la fin de l'aventure de l'Argentin avec les Spurs.

Une révolution ! Voilà comment on pourrait appeler l'arrivée du très pragmatique José Mourinho à la place de Mauricio Pochettino, un coach qui érigeait le beau jeu en condition non négociable pour ses gars. En galère complète depuis le début de la saison, les Londoniens sont toujours en convalescence, mais les résultats parlent pour le Special One: trois matches (deux en Premier League, un en Ligue des Champions), trois victoires.

Jan Vertonghen n'a participé qu'à l'ultime duel remporté par les Spurs contre Bournemouth ce week-end. Absent suite à une blessure contractée aux ischio-jambiers début novembre, le défenseur a pourtant repris ses droits, mais cette fois sur le flanc gauche, suite à la blessure à la cheville de Ben Davies (l'autre préposé à ce poste, Danny Rose, était quant à lui sur le banc). Un rôle peut-être temporaire qui le change de l'axe central, auquel il était abonné depuis son arrivée à Londres en 2012. 

C'est également au centre de la défense de Pochettino que le Belge a brillé. Viré il y a peu après plus de cinq ans à la tête de l'équipe, l'Argentin a laissé une trace indélébile dans l'Histoire du club. Mais aussi dans la tête de ses anciens joueurs, dont Vertonghen, qui s'est exprimé à propos de cette fin de collab' dans la presse britannique. "On ne jouait pas au niveau qu'on aurait dû afficher, on est tous responsables de cela", a-t-il expliqué. "Il nous mettait sur le terrain pour gagner et on n'a pas été à la hauteur, donc tout le monde se sent responsable. (...) Parfois, on est victime de son propre succès. Il a réalisé de telles choses que les attentes étaient sans cesse plus grandes. C'est le monde du foot, c'est le business. Je suis arrivé ici et j'ai joué l'Europa League, c'est clairement lui qui a amené le club au niveau suivant", ajoute le Diable, qui indique également avoir contacté son ex-coach en privé, plutôt que de s'étaler sur les réseaux sociaux.

Quatre fois dans le Top 4, trois fois sur le podium, une finale de Ligue des Champions, un jeu attrayant, les Spurs version Poch' ont ravi l'Europe, mais sans pour autant gagner le moindre trophée. Peut-être l'unique point noir de l'ère Mauricio à Tottenham, qui s'est donc achevée sur une quatorzième place. Il y a de quoi se sentir coupable, en effet.