Diables Rouges Blessé, Vertonghen était absent face à Burnley, mais s’est exprimé sur son avenir.

Il y a des saisons comme ça, où tout ne tourne pas comme on voudrait. C’est un peu ce que vit Jan Vertonghen, qui voit son exercice 2018-2019 quelque peu saucissonné par des pépins physiques. À peine revenu de suspension, celui-ci était à nouveau absent de la feuille de match de Tottenham, qui affrontait Burnley. Et pour cause, le Belge était blessé à la cuisse, comme l’a annoncé le club sur Twitter avant le match face aux Clarets.


Mauricio Pochettino n’est pas revenu sur la gravité de ce bobo à l’issue de la victoire acquise sur le fil par ses Spurs. Impossible donc de savoir si le Diable va louper d’autres matches à l’avenir.

Le joueur est donc plutôt malchanceux cette année, lui qui a déjà été écarté des terrains pour neuf matches, dont la moitié de la campagne en Ligue des Champions, en raison d’une blessure aux ischios-jambiers.

En tout, Vertonghen n’affiche que 45 % de temps de jeu, son plus faible taux depuis son arrivée à Tottenham en 2012. Voilà qui tranche avec la saison dernière. Préservé par les blessures (il a déjà souffert à la cheville et surtout au genou par le passé), il affichait alors un ratio de 86,6 % de minutes disputées. Son deuxième meilleur total, qui correspond sans doute à sa saison la plus aboutie à Londres.

Londres, une ville où il se plaît, comme il l’a expliqué au London Evening Standard. "J’ai un contrat jusqu’en 2020, dont un an d’option que le club va lever", explique-t-il à nos confrères britanniques. "On verra bien ce qu’il adviendra, mais je sens que j’ai encore quatre ou cinq bonnes années dans les pattes. Pour le moment, il n’y a pas de discussions avec le club, mais cela va venir. Je me sens en tout cas super bien là où je suis."

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Ces quelques années de plus seront-elles suffisantes pour glaner un trophée qui se refuse aux Spurs depuis 2008 et une victoire en League Cup ? Le défenseur central l’espère ardemment. "Ce groupe le mérite. Ce serait dur de ne rien gagner. On a besoin d’obtenir une récompense pour tout ce travail accompli, tout le talent dont on dispose. On va vraiment s’en rapprocher cette saison."

Qualifié pour les huitièmes de finale en C1 et à 5 points seulement du leader Manchester City, c’est peut-être la bonne année pour les Londoniens, qui peuvent toujours s’en vouloir d’avoir laissé filer le titre à Leicester en 2016.

Âgé de 31 ans, Jan ajoute ne pas envisager de devenir coach. "Je vois bien avec notre entraîneur à quel point c’est exigeant", dit-il, ajoutant qu’il préfère opérer un vrai break une fois sa carrière de joueur achevée. Une retraite bien méritée qu’il passera à Amsterdam, une ville qui l’a vu naître en tant que footballeur professionnel.

Mais avant cela, il y a encore un Euro où briller. Et peut-être même un Mondial si l’on suit les ambitions du garçon…