C’est promis, il fera son vaccin juste après l’Euro. En annonçant avoir été un peu malade en début de rassemblement, Jan Vertonghen a jeté un froid dans la salle.

Il a directement rassuré en disant qu’il avait "encore beaucoup d’anticorps" après avoir contracté le virus et qu’il a préféré ne pas être vacciné pour le moment.

Sa préparation a, pour le reste, été positive. L’homme aux 127 capes est prêt à affronter la Russie, à marquer un premier but à l’Euro, à gagner le tournoi et a déjà signé pour jouer la Coupe du monde 2022.

Quelle est la plus grande force de cette équipe belge ?

"On marque facilement. Nous sommes devenus difficiles à jouer au fil des années. On a la créativité et les individualités pour créer des possibilités. Les défenseurs ne sont pas à l’aise quand ils voient avec qui ils doivent jouer leur un contre un. C’est la force de notre système. On peut être défensifs mais aussi offensifs."

Vous avez d’ailleurs été plus défensifs lors des derniers matchs ?

"Parfois on essaie de jouer un peu différemment, plus défensivement. Mais le système est clairement plus tourné vers l’avant."

Avec l’expérience en plus et cette nouvelle approche, la Belgique est-elle favorite ?

"Je ne nous vois pas comme le grand favori. C’est le statut de la France et l’Angleterre, selon moi. Mais on peut battre tout le monde."

En comptant les JO de Pékin, c’est votre cinquième grand tournoi. Quelle est la différence entre celui-ci et les autres ?

"Il n’y a jamais eu autant de pression avant un tournoi. Les autres, à part 2018, étaient des découvertes. Ici, il y a eu une préparation difficile mais nous savons que nous avons une belle opportunité de bien prester. Je continue de profiter de chaque sélection mais je suis là pour gagner. Même s’il s’agit d’un jeu à l’entraînement."

Vous êtes l’un des joueurs les plus capés de l’Euro. Quel sentiment cela vous procure-t-il ?

"J’en suis fier. C’est la récompense de mon travail, de mes efforts. J’ai fait beaucoup de sacrifices pour en arriver là. Oui, je fais parfois de moins bons matchs. On lie cela à mon âge mais c’était déjà le cas. Je me sens toujours apte au service."

Arrêtez-vous après l’Euro ?

"Il y aura un moment où je penserai à la fin mais ce n’est pas encore le cas. Je suis disponible et je me sens assez fort pour jouer. Je ne dis pas que le sélectionneur devra encore me sélectionner quand je serai en chaise roulante mais je ne suis pas encore prêt à arrêter."

Et si vous gagnez l’Euro ?

"Le scénario rêvé, j’y ai déjà réfléchi, est de finir en beauté. Avec un prix. Mais beaucoup de grosse compétitions arrivent avec, entre autres, la Coupe du monde dans 18 mois. Donc, non, je n’arrêterai pas. Même si on gagne l’Euro."