Il n’est pas le genre de joueur qui aime s’épancher devant la presse. Et c’est encore moins le cas après une erreur, comme celle que Jason Denayer a commise en début de rencontre face au Danemark, jeudi soir. Une erreur qui pourrait laisser des traces sur la suite du tournoi. Mais que le défenseur de Lyon veut oublier le plus rapidement possible.

Jason, comment avez-vous vécu ce début de match compliqué ?

“Ce n’était évidemment pas le meilleur début de ma carrière. J’ai fait un mauvais choix, une mauvaise passe. Il ne faudra pas que cela se reproduise. Mais j’avais deux options après ce moment difficile : baisser la tête ou donner le maximum de moi-même. Et j’ai donné le maximum. Les mots d’encouragement de mes équipiers m’ont également fait du bien après le but encaissé.”

Ceux de Roberto Martinez, qui a qualifié votre prestation d’exceptionnelle, ont dû vous faire du bien également. Mais il y a aussi eu des critiques.

“Le moment le plus frustrant, c’est celui juste après le match. Après, je suis rapidement passé à autre chose. En 2021, on est souvent critiqués, surtout avec les réseaux sociaux. Mais ce n’est pas nouveau. Cela fait partie du métier.”

Dans le duel auquel vous vous livrez avec Dedryck Boyata pour une place de titulaire, vous avez perdu des points ?

“Le début de match m’a coûté des points, oui, car l’erreur s’est payée cash. Mais heureusement, cela ne s’est pas traduit par une défaite, au final. Je pense que tout le monde est assez professionnel, dans le groupe et dans son entourage, pour savoir que cela peut arriver à tout le monde.”

Mais cela a fait ressurgir certaines critiques d’avant-tournoi sur la défense. Vous en parlez, entre joueurs ?

“Pas vraiment. On n’essaie de ne pas trop regarder ce qui se dit autour de nous. Le plus important est de bien s’entraîner et de bien communiquer.”

C’est vous qui devez reprendre le rôle de leader de Vincent Kompany ?

“Quand on parle de Vincent, on parle d’une personnalité que tout le monde connaît. Et moi, j’ai la mienne, avec d’autres caractéristiques. Je cherche avant tout à être le meilleur possible sur le terrain. D’autres joueurs ont plus un tempérament de leader que le mien.”

Notamment d’Axel Witsel, Eden Hazard et Kevin De Bruyne ? Leur présence vous rassure ?

“Ce sont des joueurs de classe mondiale donc leur présence sur la pelouse ne peut apporter que du positif. Leur montée au jeu face au Danemark en est la preuve.”

Alors que la première période avait été très compliquée.

“Le pressing danois était très agressif et haut. On a eu du mal à ressortir proprement. On n’a pas pu faire ce qu’on a l’habitude de faire.”

Cela peut donner des idées à vos futurs adversaires…

“Peut-être. Mais pour moi, c’est un fait isolé. On a déjà réussi à se sortir de ce genre de pressing par le passé et on le fera encore. On a eu moins de contrôle que d’habitude sur le jeu mais ce n’était pas intentionnel. Tactiquement, on va régler ça.”

Cela veut dire que vous n’avez pas de doute sur le fait que c’est le moment de briller pour cette génération ?

“On sait qu’on a du talent et, désormais, de l’expérience. C’est le meilleur moment de gagner quelque chose.”

Pour ce faire, il faudra battre des grandes nations. L’une vous a impressionné en particulier ?

“L’Italie. Elle a fait un très bon début d’Euro et a montré autant de qualité sur son premier que sur son deuxième match.”