Entre les Diables et la presse, il y eut des orages

Vous avez exagéré

DVB n’envoie pas les Diables au diable

BRUXELLESDes orages, quelquefois violents, ont, ces dernières années, perturbé les relations entre les Diables – mais surtout leur sélectionneur – et la presse. Un petit rappel…

1982. Le premier incident date du Mondial en Espagne. Intriguée par la victoire des Diables contre l’Argentine, la presse espagnole argua de la présence à l’hôtel de Venus, un groupe féminin néerlandais et des relations étroites liant les joueurs, la presse et les visiteurs pour pondre un article intitulé Whisky et amour. La presse belge s’en moqua mais pas les femmes des joueurs qui s’émurent de ces insinuations. Résultat : le groupe boycotta la presse pendant 24 heures.

1986. Les Diables terminèrent quatrièmes du Mondial. Guy Thys, leur coach, ne s’était irrité qu’en lisant quelques prises d’opinion de journalistes qui n’étaient pas présents au Mexique.

1994. A partir de cette date, les relations s’envenimèrent quelque peu entre le coach et les médias. Aux Etats-Unis, Paul Van Himst choisit de laisser souffler quelques vedettes contre l’Arabie Saoudite. Les Diables s’inclinèrent et durent affronter l’Allemagne au deuxième tour. Irrité que les journalistes interrogent les joueurs dans l’avion du retour, Roger Vanden Stock, le chef de délégation, n’autorisa plus la presse à voyager dans le même avion que les joueurs. Les relations entre Van Himst et la presse se réfrigérèrent et le charter frété par les médias pour rallier Chicago coûta horriblement cher… aux journaux et TV…

1998. Georges Leekens n’apprécia pas les critiques médiatiques sur la tactique trop défensive appliquée contre les Pays-Bas. Il décréta un semi-boycott et fit même appel à des bodyguards pour maintenir la presse à distance. Celle-ci protesta de manière symbolique à Bordeaux. La presse contribua grandement à l’éviction ultérieure du coach.

2002. La presse néerlandophone ne pardonnait rien à Robert Waseige. Son annonce à la presse, pendant le trajet en bus de Bruxelles à Paris, de sa signature comme entraîneur du Standard, sonna la charge des médias. Solidaires de leur coach, les joueurs – néerlandophones et francophones – décrétèrent un boycott qui dura plusieurs jours.

M. D


© La Dernière Heure 2010