Diables Rouges Pour nos confrères du Laatste Nieuws, Eden Hazard est revenu sur les dix grands moments de son année 2018.

Evidemment, le n°1 est la victoire contre le Brésil. "C'est le meilleur match de ma vie. J'en ai joués des bons, mais dans un quart de finale de Coupe du monde contre le Brésil... On a tout donné et s'il y avait eu quinze minutes de plus, nous aurions perdu. On se sentait tellement lourd dans les dernières minutes. Moi, j'avais des débuts de crampes... au coup de sifflet final, nos regards se sont croisés avec Axel Witsel. C'était un soulagement, de la joie pure. La génération dorée n'a toujours rien gagné, mais elle a montré à quel point elle sait jouer au football" explique le numéro 10 des Diables.

En 2018, le Brainois n'a pas affronté que Neymar. Il a également fait face à Messi, en Ligue des Champions. L'occasion de parler de... ses enfants, qui s'étaient moqué de leur papa pendant ce match contre Barcelone: "Leo avait crié dans les gradins: 'haha, papa pense qu'il joue pour le Barça' après une perte de balle. Les enfants sont durs, parfois", rigole Eden avant de préciser que Yannis, l'aîné (8 ans) joue déjà au football, à Londres, et que Léo (5 ans) fait ses débuts en ce moment.

Quelques semaines plus tard, Chelsea remportait la FA Cup grâce à un but d'Eden Hazard. "C'est là que j'ai compris que le Mondial pourrait être mon tournoi. Je revenais seulement en bonne forme après ma blessure à la cheville". Eden ne s'était pas trompé, puisqu'il a impressionné son monde en Russie. Pendant les matches, mais aussi après. Il revient notamment sur son accolade avec Neymar, juste après l'avoir battu: "C'est quelque chose qui est venu naturellement. Quand je l'ai croisé, je me suis mis à sa place. Il avait eu une pression folle durant plusieurs semaines. On ne s'est pas parlé, j'ai simplement voulu lui faire sentir mon respect pour essayer de le réconforter."

Et puis, il y a eu ce retour triomphal sur la Grand Place: "Quand j'entends 'Freed from Desire' , tout revient. En Belgique, on a souvent l'impression que c'est Wallons contre Flamands. Ce jour-là, il y avait un vrai sens de l'unité. Les drapeaux, les frites, la bière..." Comme il l'avait déjà mentionné pendant le Mondial, lors d'une table ronde avec la presse organisée durant la phase de groupes, le capitaine des Diables a exprimé une certaine honte relative à sa méconnaissance du Néerlandais. "Je suis parfois gêné d'être le capitaine de cette équipe et de ne pas parler un mot de flamand, ce n'est pas très respectueux. Maintenant que mon anglais est bon, je devrais peut-être apprendre le néerlandais. Je ne l'ai appris qu'un an à l'école, avant de partir à Lille. Thibaut Courtois se moque toujours de moi."

Enfin, Eden a évoqué sa personnalité: "Je suis toujours resté le même. Dans un monde où la pression est forte et les visages tendus, où il y a beaucoup de sérieux, j'essaye d'être le soleil... et je ne suis pas le seul. Je traite tout le monde de la même façon, dans mon club ou ailleurs. Du personnel de maintenance au grand patron, je respecte tout le monde et ne baisse les yeux devant personne. On a tous deux bras et deux jambes. Mes vrais amis sont des gens avec un grand coeur, comme Christian Benteke et Marouane Fellaini. J'aime être entouré de monde, rigoler, bien manger... à cet égard, je suis un vrai Belge. Je veux continuer à faire ça, à m'amuser et donner du plaisir."