Le Diable rouge est de retour en Italie depuis une dizaine de jours après avoir pu rentrer en Belgique.

Romelu Lukaku est confiné seul dans son appartement à Milan, l'une des villes italiennes les plus touchées par le coronavirus, loin de son fils qui est rentré en Belgique : "Il est celui qui me manque le plus. Ma mère l'appelle toujours Romelu 2.0, il me ressemble vraiment", a confié le Diable Rouge à Kat Kerkhofs, la femme de Dries Mertens, journaliste pour la chaîne de télévision VIER lors d'un Live Instagram, "Comme son père, il peut se mettre rapidement en colère quand il ne reçoit pas ce qu'il veut."

"Si j'ai peur ? Ma mère a du diabète, c'est ma grande peur. Heureusement mon frère Jordan est là pour l'aider. Moi, je reste en sécurité à l'intérieur et je dévore une série après l'autre", a poursuivi Lukaku qui tue également le temps en jouant à des jeux vidéos.

En attendant, Romelu Lukaku se sent bien en Italie où l'ambiance est bien différente de celle qu'il a connu en Angleterre : "Nous sommes sept joueurs à habiter dans la même rue. En Angleterre, nous allions manger quelque chose ensemble tous les quatre mois, ici c'est plutôt toutes les quatre semaines", rigole Lukaku, qui a retrouvé à l'Inter, l'ambiance qu'il connait chez les Diables Rouges, "C'est grâce à Marc Wilmots. Ils nous a réuni pour construire ensemble. Nous sommes tous amis. Si je devais rester en confinement avec l'un d'entre eux. Je choisirais entre Axel Witsel, Nacer Chadli, Thomas Meunier, Dries Mertens, Jan Vertonghen et Kevin De Bruyne. Je les connais par coeur. Par contre, je voudrais pas de Yannick Carrasco. C'est un gars fantastique, nous nous sommes encore appelés la semaine dernière, mais aussi un monsieur je-sais-tout. Il adore discuter sur tous les sujets et il sait vraiment tout sur tout."

La génération dorée des Diables rouges qui nous a apporté tant de joie ces dernières années commence tout doucement à vieillir et Lukaku se pose des questions sur l'après Euro... 2021 : "Je me demande ce qu'il va se passer avec les Diables après l'Euro. Imagine que Roberto Martinez s'en aille, alors je veux bien voir qui va reprendre sa place. Va-t-il pouvoir nous gérer ? Nous ne sommes pas un groupe difficile mais nous avons certaines habitudes. Nous recevons beaucoup de liberté mais en contrepartie nous apportons les résultats qu'il faut. Quand il faut être sérieux, nous le sommes. En fait, c'est à l'entraînement que tu peux mesurer à quel point nous sommes bons. Le futur des Diables rouges va dépendre de ce qu'il se passera après l'Euro. Qui va continuer, qui va arrêter. Mon choix va aussi en dépendre. J'ai déjà eu un entraîneur avec lequel ça n'a pas fonctionné, et je ne veux pas revivre cela."

Après l'Euro, Lukaku n'aura "que" 28 ans mais il sait déjà précisément à quoi ressemblera sa fin et son après-carrière : "Je suis professionnel depuis mes 16 ans et j'aimerais jouer jusqu'à mes 36 ans. Je rêve d'arrêter à Anderlecht. Comme ça, la boucle est bouclée après 20 ans de professionnalisme. Après cela, je vais voyager et laisser le football de côté un moment. Je ne deviendrai jamais consultant, mais je suis en train de suivre des cours d'entraîneur. J'aimerais faire cela plus tard."