Romelu Lukaku est un homme de chiffres. Il ne lui a peut-être pas échappé que la Russie est devenue sa victime préférée, avec la Belgique.

Samedi soir, avec ses deux réalisations, il a porté son total à cinq buts contre la Sbornaya.

Comme il l’a fait à Saint-Pétersbourg, il avait déjà inscrit deux buts contre la Russie, en match amical, à Voronezh, le 17 novembre 2010 (0-2).

Il avait à peine 17 ans, des dreadlocks, et avait surtout marqué les deux premiers de ses soixante-deux buts sous le maillot national.

Entre ces deux rencontres, Lukaku s’était encore illustré avec une réalisation lors du match de qualifications pour l’Euro 2020, à St-Pétersbourg déjà (1-4).

La Russie devient donc son adversaire préféré, avec l’Islande, contre qui il a également marqué cinq buts, selon le même mode opératoire : deux doublés et un but.

Lukaku est aussi devenu le meilleur buteur belge en phase finale d’un Euro (3 buts) et le deuxième joueur belge à marquer dans quatre grands tournois différents, avec Jan Ceulemans. Il en est à neuf réalisations.

C’est un détail de l’histoire, mais on notera qu’il a planté quatre doublés lors de ces phases finales mondiale et européenne.

Deux buts contre l’Irlande en poule de l’Euro 2016 ; deux buts contre le Panama puis la Tunisie en poule du Mondial 2018 ; deux buts contre la Russie en poule de l’Euro 2020.

Il n’avait marqué qu’un but en huitième de finale de la Coupe du monde 2014 contre les États-Unis, mais c’était celui du break, à 2-0.