"Heureusement, il y a Lukaku". Ce matin, la presse transalpine, et plus particulièrement la Gazzetta dello Sport, remerciait allègrement Romelu Lukaku. Grâce à son doublé, le Diable est parvenu à garder à flot un bateau nerazzurri qui tanguait sévèrement face aux Allemands de Mönchengladbach. Pour le journal le plus suivi d'Italie: "L'Inter n'a pas encore bien démarré sa saison même si Romelu Lukaku est en pleine forme. (...) Comme d'habitude, l'attaquant a sauvé l'Inter à la dernière minute de jeu."


Même son de cloche du côté d'Eurosport Italia. Sur son site internet, le média annonce que "Romelu Lukaku a sauvé l'Inter à la 90e". Sans le Belge, les Italiens auraient clairement débuté avec un sacré coup sur la tête. "L'équipe de Conte part du mauvais pied mais évite au moins le KO. L'inter a joué avec une idée concrète: ramener les trois points à la maison. Contre le Borussia Mönchengladbach, ce n'est malheureusement que 2-2. Grâce à Lukaku, qui ouvre le score et scelle le match en marquant pour le nul définitif." Logiquement, les journalistes d'Eurosport lui ont décerné le prix d'homme du match avec une belle cote de 7,5. "Pilote d'une équipe de l'Inter en difficulté. Un doublé, mille déviations en pivot, sauveur de ses coéquipiers en plein champ de bataille. Monumental."

Le Corriere della Sera pointe également le Diable comme meilleur joueur sur la pelouse avec la même note. "Il n'y a pas d'Inter sans Romelu, qui marque pour le neuvième match consécutif en Europe, un doublé formidable qui fait la vie des Nerazzurri, l'équipe compte toujours sur lui." Dans ses pages, le journal est dithyrambique. "Là où il y a l'Europe, il y a Lukaku. C'est l'homme providentiel pour l'Inter qui ramène un point en Champions League après avoir connu l'enfer de très près. Le doublé de l'avant-centre rééquilibre un match bilatéral: de la mort en première mi-temps et un feu d'artifice en seconde."

Tutto Mercato a lui voulu appuyer sur la différence entre l'Atalanta, facile vainqueur des Danois de Midtjylland 4-0, et l'Inter. Elle est marquée par un seul nom: "La Lukaku-addiction" explique le média italien. "Par rapport à l'année dernière, il y a toujours un problème: il n'y a pas de remplaçant à Lukaku. Une dépendance évidente se crée avec son avant-centre maison qui ne peut pas toujours retirer les châtaignes du feu. Il y a aussi de la malchance, il faut le dire, car le Borussia Mönchengladbach a tiré deux fois au but. Cependant, le sentiment est que la différence entre l'Inter et l'Atalanta est qu'il n'y a pas de joueur indispensable à la DEA tandis qu'une addiction s'est développée pour les Nerazzurri."

Le Corriere dello Sport met également le Diable à l'honneur sur sa Une. "Le Belge est le protagoniste le plus important: il a porté les Nerazzurri vers le match nul". Dans ses pages, le journal sportif faisait aussi une référence à la phrase de Zlatan Ibrahimovic après la victoire de l'AC contre son ennemi juré: "Lukaku est un lion: il sauve l'Inter face au Borussia Mönchengladbach."

Il n'y a pas que les journaux qui ont encensé Big Rom'. L'entraîneur de Mönchengladbach, Marco Rose, était également très impressionné par la partition du Diable. "Nous avions changé d'optique juste avant la rencontre pour essayer de le stopper. Nos deux défenseurs centraux ont l'habitude de jouer contre ce genre de profil et ils ont bien joué. Seulement, Romelu Lukaku a tellement de qualités qu'il a réussi à inscrire deux buts."

Après la rencontre, l'ancien attaquant du RSCA s'est lui aussi exprimé aux micros des journalistes. Comme à son habitude, il était déçu de la prestation de l'équipe et n'a pas trop parlé de sa prestation personnelle. "Pour moi, le résultat d'aujourd'hui n'est pas bon. Nous pouvons faire plus mais nous devons continuer à travailler et rester forts mentalement. Ce n'est pas une période facile pour nous, mais nous devons continuer à travailler sur nos qualités. Défensivement, nous avons encore des progrès à faire. Nous avons concédé deux buts sur nos erreurs, nous avons raté de nombreuses occasions. Dans des matchs comme aujourd'hui, vous payez cela cash."

Il y a quelques jours, Ilkay Gundogan avait estimé que Romelu Lukaku était le joueur le plus sous-estimé d'Europe.


S'il possède toujours un ou deux détracteurs de mauvaise foi dans le monde, plus personne n'est là pour critiquer l'attaquant en Italie. Et c'est bien mérité.