Souvent décriée depuis sa création il y a deux ans, la Ligue des nations possède des avantages non négligeables. Si certains estiment que c’est une compétition permettant à l’UEFA de drainer encore plus d’argent avec la multiplication des rencontres, elle offre aux Diables rouges un atout sportif certain.

Avant de connaître les futurs adversaires qui composeront son groupe de qualification, la Belgique est déjà quasiment assurée de finir barragiste quoi qu’il arrive. En terminant premiers de leur groupe en Ligue A, les hommes de Roberto Martinez devraient pouvoir compter sur cette bouée de sauvetage si les choses se passent mal.

S’ils espèrent ne pas devoir s’en servir, cette opportunité de rattrapage n’est pas inutile quand on sait que les strapontins pour disputer la Coupe du monde sont limités. Il faudra finir premier de son groupe pour valider son billet pour le Qatar contrairement aux éliminatoires de l’Euro qui offrent deux places par groupe. Les dix deuxièmes disputeront les barrages, rejoints par les deux vainqueurs de groupe les mieux classés de la Ligue des nations qui ne sont ni qualifiés directement pour la Coupe du monde ni barragistes.

Un règlement loin d’être évident à comprendre et cette particularité est loin d’être unique. Lors du tirage au sort qui se déroulera ce lundi soir à 18 h, à Zurich où se trouve le siège de la Fifa, sous forme virtuelle en raison de la pandémie de Covid-19, des contraintes entoureront le hasard des boules.

Plusieurs pays ne pourront se retrouver en fonction de tensions politiques (l’Espagne et Gibraltar, l’Ukraine et la Russie, la Serbie et la Russie, le Kosovo et la Bosnie-Herzégovine, l’Arménie et l’Azerbaïdjan). Un groupe ne pourra pas non plus compter plus de deux équipes appartenant à une liste de pays ayant des conditions climatiques extrêmes (la Russie, l’Ukraine, la Norvège, la Finlande, l’Islande, l’Estonie, la Biélorussie, les îles Féroé, la Lettonie, la Lituanie).

Dans ce micmac illisible, la Belgique est sûre de se retrouver dans un groupe à cinq équipes à l’instar de l’Italie, la France et l’Espagne en raison de leur participation au dernier carré de la Ligue des nations. "On a une histoire à écrire en mars avec les qualifications puis en juin avec l’Euro", a déclaré Roberto Martinez lors de sa conférence de presse, mardi. Le sélectionneur de l’équipe nationale ne veut pas négliger ces rencontres. En étant tête de série, le numéro 1 au classement mondial évitera les cadors.

Il faudrait que le sort les épargne de pays comme la Suisse et la Turquie dans le chapeau 2, la Russie et la Norvège dans le chapeau 3 et la Bosnie dans le chapeau 4 pour être définitivement tranquilles. Quoi qu’il en soit, les Belges abordent ce tirage sans pression, ce qui n’était pas le cas il y a une décennie, preuve de la période en or que connaît notre football.

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