Comme des millions de Belges, Georges Leekens était devant sa télévision vendredi soir. Même si le prédécesseur de Wilmots aurait préféré être lui-même sur le banc de touche à Zagreb, il a tout de même apprécié le spectacle.

"Enfin, les dix derniers pourcents sont là ! Heureusement, car sinon l’histoire des 90 % me serait certainement à nouveau revenue en pleine figure. Évidemment, j’aurais voulu être le sélectionneur au moment de cette qualification. Mais j’ai décidé de partir l’an dernier…"

Vendredi, Leekens ne portait pas son écharpe fétiche qui ne lui a pas tant porté bonheur que cela ces derniers temps. "Non, j’ai simplement bu quelques bières à la maison devant le match. Et j’ai profité de ce match parfait. Les Diables ont mis beaucoup de pression sur les Croates et Romelu Lukaku a fait ce qu’il devait faire. Au début, j’ai vu que Marc lui faisait signe qu’il décrochait trop. Après, il est plus allé en profondeur. Ce deuxième but, c’est de la classe pure ! Marquer de cette manière en alliant puissance et vitesse, je ne vois aucun autre attaquant capable de le faire."

Une fois la qualification entérinée, Long Couteau voulut penser à son ex-capitaine. "Vincent Kompany a beaucoup de mérite dans cette réussite. Tout comme Marc Wilmots, qui a repris l’équipe après moi. Marc mérite toutes les louanges possibles. Il travaille dur et c’est un vrai gagneur. Est-ce que je vais l’appeler pour le féliciter ? C’est le genre de choses qu’on fait un peu plus tard. Mais je lui avais déjà envoyé un sms avant le match."

Il faut rappeler qu’après la rencontre, Marc Wilmots avait dédié la qualification à sa femme, à Philippe Collin et à Dick Advocaat. Point. Allô, Georges, y aurait-il de la friture sur la ligne ?