A campagne exceptionnelle, chat exceptionnel ! C'est pourquoi notre site a voulu vous donner l'occasion de poser vos questions à "long couteau", ce midi. Plusieurs réponses de l'ex-sélectionneur des Diables furent intéressantes. Voici une petite sélection des meilleures d'entre-elles.


M. Leekens, avec le recul que vous avez, êtes vous d'accord pour dire que vous êtes partis à Bruges par peur de l'échec avec nos diables? (question de Nicolas)

"Très bonne question... J'avais des offres en Russie et au Qatar... J'ai laissé jouer l'émotion et l'envie de vivre en club au jour le jour. Les Diables étaient prêts, je le savais. Je n'ai donc pas eu l'impression de les lâcher. Et, encore une fois, je croyais en Marc pour les mener vers le Brésil. Wilmots avait travaillé avec Advocaat et moi pendant 2 ans ! Logique, simple... Les joueurs avaient confiance en lui et le connaissaient bien."


Pensez-vous que nous pouvons battre les grosses cylindrées au Brésil, comme l'Allemagne ou l'Espagne, et créer la surprise ? (question de Cedric)

"Oui, on peut le faire ! Notre présence dans le pot 1 est très importante. Après le tirage de décembre, on y verra plus clair. J'attends avec impatience d'affronter ces équipes. Il faut jouer avec la même mentalité, la même envie, le même instinct de guerrier... Moi, je crois que les grands pays commencent à nous craindre. Nous redevenons une nation footballistique aux yeux du monde !"


Monsieur Leekens, aviez-vous bu un verre de trop lors de votre intervention de vendredi à la RTBF? (question de principito)

"Je n'avais rien bu, juste une bonne bière ! Non, j'étais très content, ému... Après la rencontre, j'ai quand même bu encore quelques verres. Je suis heureux, je n'ai aucune tristesse et aucune jalousie. En tant que Belge, j'ai fait la fête !"


M. Leekens, quels sont vos meilleurs souvenirs en tant qu’entraîneur des diables? (question de Jean-Michel Peeters)

"La qualification contre l'Irlande et les barrages. Exceptionnel. Aussi, mon premier match (de la 2e ère Leekens, ndlr) contre la Bulgarie. Pour le noyau actuel, c'était un vrai bonheur de bosser avec eux. Ce sont vraiment tous des copains. Chaque sortie était une fête ! Pour tout vous dire, même si j'étais certain de la réussite de Marc et qu'il était l'homme de la situation, j'avais mauvaise conscience d'avoir abandonné le navire... Autres bons souvenirs: le 0-2 en Russie, contre Advocaat et la victoire en Autriche."


Monsieur Leekens, selon vous lequel de nos Diables a la plus grande marge de progression? (question de Max)

"Chaque joueur peut encore progresser. Eden a travaillé comme un fou contre la Croatie, presque comme back gauche... Lukaku aussi ! Pour moi, à chaque place, il y a encore de la marge. Le Brésil va leur faire un bien fou. Chose importante: ils n'ont peur de rien ! Chapeau à Witsel, qui est au service de l'équipe et devient son moteur. Un garçon très intelligent."


Nous avons vécu votre épisode Brugeois comme une "trahison". Avez-vous encore un avenir en Belgique ? (question du héron blanc)

"Oui, ce n'est pas faux... Mais, nous sommes qualifiés tout de même ! Au début, je ne me sentais pas très bien de la façon dont j'étais parti des Diables. Et par rapport aux fameux 90%, je voulais dire que le talent était là prêt à faire des choses exceptionnelles. Je ne voulais pas dire que j'avais fait tout le boulot !"


Et Georges Leekens de conclure ce chat en y allant de son pronostic pour ce soir (2-0) et pour le mondial des Diables : "une finale BB : Brésil-Belgique". Sans toutefois prendre le risque d'en révéler le vainqueur... Merci à M. Leekens pour sa disponibilité et son "courage" face à des questions pas toujours très aimables. En grand communicateur qu'il est, il n'a pas manqué de souligner son sentiment de culpabilité au moment de quitter les Diables pour le Club Bruges.