Diables Rouges

Les hommes de Johan Walem sont les premiers à utiliser les installations toutes neuves de Sassuolo. Visite guidée.

Le bâtiment, tout gris, se dresse dans la plaine. Au milieu de ce qui peut ressembler à une zone industrielle. Impossible de manquer le Mapei Football Center. Son architecture tout en longueur. Les joueurs de Sassuolo, qui ne reprennent le chemin de l'entraînement que le 15 juillet, devront patienter jusqu'au 1er août pour le découvrir à leur retour de stage.

Inauguré lundi dernier, le complexe a connu ce lundi son premier jour de fonctionnement réel. « Nous sommes fiers d'accueillir la Belgique », sourit Andrea Fabris, son secrétaire général. Après avoir travaillé à Torre del Griffo dans les installations toutes neuves de Catane que lorgnait la sélection italienne, les hommes de Johan Walem ont pris leurs quartiers dans ce complexe seulement à dix petites minutes en car de leur hôtel. Ils y ont trouvé des conditions parfaites. Sans luxe ostentatoire. Mais très fonctionnelles. Avec une odeur de neuf partout dans le bâtiment, notamment dans le vestiaire, qui se dissipera à l'usage. Au rez-de-chaussée, certains ont également utilisé la salle de sport qui donne sur les terrains, disposés de part et d'autre. À gauche, les cinq en herbe. À droite, celui en synthétique avec une petite tribune. Tout ce premier niveau apparent est réservé à l'équipe professionnel, avec ce souci du détail dans les douches décorées d'une mosaïque reprenant le logo du club.

Au sous-sol, un espace de physiothérapie avec une petite piscine notamment. Et des cartons qui traînent pour rappeler que le club n'est pas encore totalement installé dans un centre qui lui permet de regrouper tous ses services. Les pros, donc, au rez-de-chaussée. Les jeunes au premier étage et le secteur administratif au deuxième avec des bureaux qui donnent une vue d'ensemble assez impressionnante. Désert ou presque, le complexe ressemblera à une fourmilière avec une centaine de personnes. « Nous avons visité les installations du Bayern Munich qui nous ont inspiré, celles de Tottenham, de Manchester City ou de l'Athletic Bilbao. Il y a des choses à prendre partout en Europe », explique Fabris avant d'ajouter : « Nous avons aussi vu ce qu'il se fait à Genk quand nous avons joué contre eux. Et ce club a une philosophie parfaite dont nous voulons nous inspirer ». Ce que le dernier 11e de Serie A s'est donné les moyens de faire avec ce centre qui a vu le jour après 15 mois de travaux et qui a coûté 12 millions d'euros. Une somme importante déboursée par Mapei.