Cet Islande - Belgique n’aura rien d’un match normal. Tout d’abord en raison de tous les forfaits - cinq vedettes manqueront aux Diables, mais les quatre plus grands noms islandais ont également pu retourner dans leur club - et surtout à cause de la menace permanente qu’est le Covid-19.

Tout comme les autres médias, la DH a décidé de ne pas se déplacer en Islande, qui est zone rouge. Un voyage aurait nécessité une quarantaine au retour, et les mesures à suivre sur place étaient trop rigoureuses.

Le fait du jour était d’ailleurs la mise en quarantaine du staff islandais, dont le coach Hamren. Mardi matin, Hamren était encore présent à la conférence de presse. L’après-midi, une rumeur circulait annonçant qu’il aurait été contaminé, mais la fédération n’a pas confirmé cette information.

Lors de son point de presse, Roberto Martinez déplorait que son collègue ne puisse pas prendre place sur le banc, mercredi soir. Mais de là à reporter le match ? "Non, ce n’est pas une option, estimait le sélectionneur. Pour moi, le match n’est pas en danger. Le protocole de l’UEFA est très strict, nous suivons les règles à la lettre. Ce serait trop facile d’annuler le match. N’oubliez pas que les téléspectateurs prennent plaisir à nous voir jouer."


Le fait que l’Islande joue sans ses vedettes n’est pas un cadeau, selon Martinez. "D’autres joueurs, avec des jambes reposées, voudront se montrer. Pour certains joueurs, c’est une opportunité unique dans leur carrière."

Quand un journaliste islandais lui a demandé si De Bruyne pourrait jouer avec City ce week-end, Martinez a défendu son poulain. "Je ne peux pas y répondre, mais Kevin n’est pas quelqu’un qui quitte le terrain s’il n’a rien. Il n’avait pas une blessure, mais c’était mieux qu’il se fasse soigner pour ne pas mettre en danger sa saison à City et en équipe nationale. Il fallait qu’on pense au long terme."

Martinez a aussi confirmé que Mertens n’a pas pu quitter Naples.