"Lors du décès de notre maman, Anthony a voulu arrêter le foot"

Diables Rouges

Yves Taildeman

Publié le

Son papa et son frère expliquent la résurrection de Vanden Borre jr

BRUXELLES La Belgique est donc restée les mains vides face à l'Espagne, mais il y avait plusieurs raisons de croire en la Coupe du Monde 2010. Une d'elles s'appelle Anthony Vanden Borre. Comment expliquer sa résurrection ? Puisqu'il n'a toujours pas voulu parler à la presse, on a tendu notre micro à son frère et son papa.

"Il va encore vous étonner plus d'une fois , dit Frank, son frère. Quand je le vois à l'œuvre à Gênes, je revois l'Anthony des équipes de jeunes d'Anderlecht. En équipe A du Sporting, il n'a jamais atteint ce niveau. Physiquement, il n'a jamais été si fort. Et mentalement, le plus dur est passé."

"Il est médian, à Gênes : il ne voulait plus être arrière droit"

En parlant du 'plus dur', Frank fait allusion au décès de leur maman Christiane à 61 ans, il y a un an. Elle souffrait d'une longue maladie. "Anthony voulait arrêter momentanément le football, dit Frank. Il allait à l'entraînement à la Fiorentina parce qu'il était obligé. Il avait envie de souffler. Il était le petit dernier, il était fort attaché à sa maman. Et il a vécu sa maladie de près. Il a vu combien sa situation se dégradait. Quelques heures avant sa mort, elle a appelé tout le monde, pour nous rassurer que tout allait bien avec elle."

C'est sa famille qui a remonté le moral à Anthony. "On lui a fait comprendre que la vie ne s'arrêtait pas. Maman n'aurait pas voulu qu'il laisse tout tomber pour elle. Aujourd'hui, il est à nouveau le gai luron."

Au niveau foot, il avait aussi des soucis. "Il ne voulait plus jouer arrière droit, dit Emile, son papa. Il a eu un froid avec l'entraîneur de Gênes, qui lui a dit qu'il devrait être patient. Maintenant, il évolue au milieu du terrain, en Italie."

Au FC Genoa (10e sur 20 clubs en Serie A, Anthony a été deux fois titulaire en six matches, et il est monté au jeu trois fois. Comme... médian. Et chez les Diables, joue-t-il contre son goût à l'arrière droit ? "Non , dit Frank. Parce que Vandereycken lui laisse la possibilité de monter. S'il ne doit que défendre, il le prend mal."

Et comme homme, a-t-il changé ? Ou est-il toujours ce petit fou ? "Petit à petit, il prend de l'âge, dit son papa. Il vit encore à l'hôtel, qui se trouve à côté du terrain d'entraînement. Il ne sort presque jamais."

Aux JO, on n'avait pas encore revu le nouveau Vanden Borre. Il n'a débuté qu'un match, mais il a déçu. Son papa : "Si on fait venir un joueur de la Serie A pour faire banquette aux JO, il aurait mieux fait de s'entraîner avec son club, non ?"



© La Dernière Heure 2008

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