"Je me sens bien." Une première phrase adressée à la presse avec un immense sourire. Romelu Lukaku a envoyé la Belgique au Brésil. Son doublé était impressionnant de puissance. "Avec ça, les gens vont mieux comprendre mon style de jeu. Quand j’ai un peu de la liberté, c’est là que je suis le meilleur."

Après son premier but, il a couru vers les nombreux supporters belges. "Je tenais à leur rendre hommage. Sur le chemin de l’hôtel au stade, j’ai vu plein de cars avec des plaques belges. La route a dû être très longue pour tous ces gens. Ils nous soutiennent magnifiquement depuis le début de la campagne et on pouvait bien les remercier."

Romelu Lukaku a réussi à faire oublier Christian Benteke. L’attaquant d’Everton tenait lui à l’associer à son succès d’hier soir. "Benteke a commencé et j’ai fini le boulot", dit-il. "Peut-être qu’on jouera aussi un jour ensemble devant. En attendant, le plus important, c’est l’équipe. On a tous amené notre pierre. Du capitaine au staff. On a mérité le Brésil."

La Coupe du Monde, Romelu Lukaku ne la connaît qu’à la télé. "Je repense encore à ce Mondial 2002. J’avais neuf ans et j’allais à l’école primaire. J’avais regardé le match contre le Japon puis j’avais dû filer aux cours mais sans arriver à me concentrer . J’y ai pensé avant ce match à Zagreb. Maintenant, ce sera à moi de perturber les écoliers (rires)."

Avant ça, il y aura la fête . Elle a même déjà commencé dans le vestiaire visiteurs du stade Maksimir. "C’était l’ambiance", rigole-t-il. "On a dansé et chanté. On avait branché un iPod sur une enceinte et ça donnait bien. Qui était le DJ ? Moi évidemment. J’ai mis des morceaux de Kayne West, Jay-Z, 50 Cent, Drake et plein d’autres. J’ai filmé tout ça et mis sur mon compte Instagram. C’est rigolo."