Comme une Joyeuse Entrée. La star de l’entraînement d’hier était Romelu Lukaku, auteur du doublé décisif à Zagreb. L’attaquant d’Everton a savouré les "Lukaku, Lukaku" qui venaient des tribunes et a salué avec des signes de la main, tel un souverain face à ses compatriotes.

Romelu, votre gsm a-t-il tenu le coup avec, on l’imagine, les nombreuses félicitations reçues après vos buts vendredi ?
"Oui, c’est vrai que cela n’a pas arrêté. Des coups de fil, des sms, des mails, les réseaux sociaux... Pour tout vous dire, j’ai encore quarante sms que je n’ai pas su lire là (NdlR: dimanche à 18h30, soit 48h après ses exploits) ."

Allez-vous répondre à tout le monde?
"Je vais essayer mais ce n’était pas facile de trouver du temps. Après le retour en Croatie, on a bu un verre tous ensemble puis bien dormir, puis la famille..."


Quelle réaction vous a fait le plus plaisir ?
"Celle de mon père. Il m’a dit que ça allait être mon année. Il en est convaincu. Il me dit de toujours en vouloir plus et de continuer à avancer. Il a raison."

Et Christian Benteke, que vous a-t-il dit ?
"Il est venu me parler juste après le match. Il m’a félicité pour ma prestation. Il m’avait déjà dit qu’il me trouvait en forme en club."

À Everton, ils n’ont pas dû être surpris par votre doublé.
"Je ne sais pas. L’entraîneur m’a téléphoné. Il m’a expliqué que j’avais bien joué et que je devais tenter de garder cette forme le plus longtemps possible. Il me répète souvent que j’ai encore une grosse marge de progression."

Avez-vous l’impression d’avoir marqué des points dans votre duel avec Christian Benteke ?
"Non, du tout. Une chose est certaine en équipe nationale belge : il n’y a pas de titulaires et de remplaçants. Les plus forts jouent mais cela évolue au cours d’une saison."

On vous avait beaucoup critiqué après votre titularisation contre la France en août dernier. Avez-vous l’impression d’avoir répondu sur le terrain vendredi ?
"Je n’ai pas réagi à chaud après ce match. Je n’aime pas trop parler de toute manière. J’essaie juste de réaliser de belles performances sur la pelouse."

Le sentiment de revanche n’a-t-il pas été un moteur après la France ?
"Mais non... Ce n’est de toute façon pas Romelu Lukaku qui a qualifié la Belgique; c’est un travail de longue haleine de la part de tout le groupe, différents staffs inclus. On est bien loin d’un revanche personnelle. J’ai juste continué à bosser après un mois d’août compliqué (NdlR: il avait aussi raté le penalty décisif en Supercoupe d’Europe avec Chelsea) ."