L’Italien est aussi candidat à la succession de Marc Wilmots.

"Le football belge est attractif et ma boîte mails sera vite pleine."

En prononçant ces mots ce vendredi lors de l’officialisation du départ de Marc Wilmots, Chris Van Puyvelde n’a pas cherché à entretenir un faux suspense. Le directeur technique a simplement fait un état des lieux objectif de la situation. De tous les postes de sélectionneur libre, celui des Diables est sans doute celui qui va susciter le plus de convoitises.

Un nouveau nom s’est ajouté à l’imposante liste de techniciens à même de succéder à Wilmots : Marcello Lippi. Selon nos informations, l’Italien a été proposé à l’Union belge.

Dans cette période où les candidatures ne vont pas manquer, Lippi (68 ans) répond aux principaux critères édictés par la Fédération. La preuve en trois points.

Est-il disponible ? Oui. Depuis peu

Libre depuis son départ de Guangzhou Evergrande en février 2015 où il avait été directeur du football depuis six mois après avoir été entraîneur du club durant trois saisons, l’avenir de Lippi devait s’écrire au sein de la Fédération italienne.

Tout était réglé : pour encadrer le nouveau sélectionneur, Giampietro Ventura, Lippi devait endosser le costume de directeur technique des équipes nationales. Sauf que la FIGC a dû faire marche arrière sous la pression de la Cour arbitrale du sport. En cause, la fonction d’agent qu’occupe Davide, le fils de Lippi, qui rend impossible la nomination de son père à un poste décisionnaire au niveau fédéral pour des questions de conflit d’intérêt.

"J’aurais travaillé avec un grand enthousiasme pour la Fédération italienne, mais je ne peux pas. Je veux préserver mon fils qui fait ce métier depuis 10 ans", a expliqué Lippi Senior dans la Gazzetta dello Sport. "Il s’est battu pour sa carrière et elle passera avant la mienne, du moins en Italie."

Est-il payable ? Oui, en théorie

Lippi n’est pas allé en Chine que pour la beauté du pays ou celle du challenge sportif proposé par Guangzhou Evergrande.

S’il a ajouté là-bas de nouvelles lignes à son imposant palmarès, l’Italien a aussi garni son compte en banque puisqu’il émargeait là-bas à 10 millions d’euros par an, ce qui faisait de lui le troisième technicien le mieux payé au monde derrière Jose Mourinho et Pep Guardiola.

Aucune fédération au monde n’est capable de s’aligner sur une telle offre, mais l’aspect financier semble désormais arriver au second plan pour Marcello Lippi, qui a assuré ses vieux jours.

Colle-t-il au profil ? Oui, mais…

"Le candidat doit être expérimenté et avoir eu des résultats au sommet du football international, il doit être flexible, avoir l’habitude du haut niveau, être ouvert à la presse et capable de travailler dans une structure déterminée."

Francophone, Marcello Lippi colle au portrait-robot du futur sélectionneur vu son parcours et son palmarès. Plusieurs éléments dessinent un ‘mais’ sur sa candidature. D’abord, son âge, 68 ans, qui fera forcément un motif de débat. Son envie ensuite. Mais lorsqu’il a annoncé sa retraite fin 2014, le technicien a toujours laissé la porte ouverte à une sélection. Alors…