C’est la fonction qui veut ça. Le troisième gardien parle plus souvent du titulaire que de lui-même, et il faut accepter ce rôle de l’ombre. Matz Sels n’a pas échappé à l’exercice, et plusieurs questions ont tourné autour de Thibaut Courtois.

Le portier de Strasbourg a évidemment dit tout le bien qu’il pensait du Madrilène… "sa force mentale est sa plus grande qualité, en plus de ses qualités dans le jeu" ; "son petit pont sur Ronaldo, il fallait oser mais c’est parfois nécessaire" ; "Thibaut est toujours performant, c’est normal qu’il joue chaque match".

Mais Sels, ce mardi, s’est présenté en conférence de presse avec le statut de deuxième gardien, et plus de troisième, à la suite de la blessure au genou de Simon Mignolet. "Je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé pour Simon, il m’a juste dit de me préparer à être deuxième, car il ne pourrait pas être prêt (NdlR : Mignolet s’était blessé pendant l’échauffement du match contre le Portugal)", a indiqué l’ancien Anderlechtois, qui rejette toute forme de pression, même s’il avance dans la hiérarchie. "Si tout va bien vendredi, je serai toujours sur le banc, sourit-il. Mais je suis toujours prêt, comme je l’étais quand j’étais troisième gardien. Ma préparation reste la même, cela ne change pas trop."

C’était anecdotique, à l’époque, mais Sels avait disputé une minute contre la Grèce, en amical. "Je l’ai pris comme une volonté du sélectionneur de m’impliquer dans le groupe", explique-t-il, avant de détailler les rôles des entraîneurs des gardiens. "Le travail d’Erwin (Lemmens) est important, mais il ne faut pas oublier le travail d’Inaki (Bergara, le deuxième entraîneur des gardiens). Il nous donne des petits conseils, et on discute beaucoup. On a aussi pas mal d’échanges avec Thibaut, notamment sur les frappeurs des tirs au but. Mais bon, Thibaut n’a pas besoin de moi pour savoir ce qu’il doit faire."

Vendredi, il aura un deuxième gardien qui sera prêt, au cas où. Qui aurait pu imaginer cela il y a onze mois, quand Sels s’était rompu le tendon d’Achille ?