Auteur d’un doublé contre Bologne (3-1), Mertens est déterminé à offrir le fameux scudetto à Naples.

Dries Mertens sourit. Puis l’avoue. "Ce but contre Bergame a été une libération". 85 jours s’étaient écoulés entre sa 10e et sa 11e réalisation en Serie A inscrite la semaine passée face à l’Atalanta et cette période a eu pour effet de décupler l’appétit du Diable, à nouveau vorace contre Bologne.

Son penalty transformé avec plein de sang-froid (37e) a permis aux siens de prendre l’avantage après un début de match désastreux et l’ouverture du score précoce de Palacio (1ere) annihilé par ce but contre son camp de Mbaye (5e). Et son formidable numéro pour faire exploser le San Paolo a tout d’un chef-d’œuvre avec une merveille de frappe enroulée dans la lucarne (59e).

"Nous avons prouvé notre force collective. Nous devions bien débuté et nous avons fait tout le contraire. Mais ensuite, nous avons prouvé que nous avons grandi. Nous avons réagi et nous avons retrouvé notre jeu", a souligné l’attaquant qui a minimisé son rôle : "Notre jeu consiste à faire vite tourner le ballon et, aujourd’hui, c’était à moi d’être à la conclusion, j’ai eu de bons ballons".

Son impact , pourtant, reste considérable au niveau du collectif. Un chiffre l’illustre : son taux d’implication directe dans les buts napolitains qui approche les 40 % (19 sur 48). Et cette réussite retrouvée redonne aussi corps à l’ambition de toute une cité qui n’a qu’un mot à la bouche : scudetto. Avec cette victoire, Naples est repassé devant la Juventus qui s’était imposée la veille.

"On fera tout pour le titre. Le duel avec la Juventus continue mais nous devons nous préoccuper seulement de nous. Jouer après la Juventus ne nous met pas la pression. L’équipe ne pense pas à cela", a assuré Mertens qui, dans la semaine sur les ondes de radio Kiss Kiss ne s’en était pas caché : "Nous sommes plus expérimentés, matures, nous jouons ensemble depuis longtemps et nous avons grandi, que ce soit le coach ou les joueurs. Nous nous connaissons tous très bien. Pas seulement les titulaires mais tout le groupe. Nous en rêvons tous, nous savons ce que nous voulons. Et si on est champion, on fera la fête pendant 5 jours".