Thomas Meunier ne cache pas qu’il a été surpris par la manière dont s’est joué le sort du technicien.

En vacances jusqu’au 21 juillet, date à laquelle il rejoindra son nouvel employeur, le Paris SG, en stage à Los Angeles, Thomas Meunier était de passage ce lundi à Bastogne. L’occasion pour lui de rendre visite à des jeunes participant à un stage BDK, dont il est le parrain depuis trois ans, et de revenir aussi sur ses dernières semaines particulièrement riches.

Thomas, avec un peu de recul, quel regard portez-vous sur votre Euro ?

"Cette compétition a été largement positive pour moi avec un premier tournoi majeur et une place de titulaire à l’exception du match face à l’Italie. Cela restera un sacré souvenir, qui m’a aussi servi pour obtenir un transfert au PSG. Maintenant, il faut revenir les deux pieds sur terre, m’engager et m’intégrer dans mon nouvel univers, dans mon nouveau club."

Le PSG était-il déjà du domaine du possible avant l’ Euro ?

"Comme Dortmund, l’Inter ou Naples, le PSG s’était déjà renseigné auprès du Club. Le changement d’entraîneur, qui souhaitait ma venue, et ma réussite à l’ Euro ont permis l’accélération de mon transfert. Avant le match contre l’Irlande, quatre clubs étaient prêts à m’acheter. Nonante minutes plus tard, il y en avait trois fois plus."

Comment avez-vous vécu le départ de Marc Wilmots ?

"Le déroulement des événements m’a un peu déçu. Je n’ai pas le sentiment que cela soit une décision prise uniquement par l’Union belge mais plutôt une décision qui a été prise à cause d’une certaine pression de la presse, sans doute un peu plus forte au nord du pays."

Sportivement, Wilmots méritait-il de rester en place ?

"Pendant quatre ans, il y a eu de très bonnes choses. Maintenant, je sais que les attentes étaient grandes de la part de tout le monde et la déception aussi."

Pensez-vous que son départ était inéluctable ?

"En tant que joueur, je n’avais pas de problèmes avec lui. Mais dans un groupe, il y a toujours des joueurs qui ont des statuts plus élevés que d’autres et qui ont forcément de l’influence. Comme on le dit souvent, à partir du moment où tout le groupe n’est plus derrière le patron, alors il y a des choses à revoir. Ici, je pense que 70, voire 80 % du groupe était encore derrière lui, mais ce n’est pas suffisant pour créer un groupe soudé et homogène."

Vous sentez-vous différent depuis cet Euro ?

"Footballistiquement parlant, je pourrai vous répondre quand je serai plongé dans le bain au PSG. En tout cas, je m’attends à ce que les choses soient totalement différentes. Je me retrouve dans un club du Top 8 mondial et il va falloir que je reste les deux pieds sur terre pour appréhender cette nouvelle situation, cette nouvelle vie."