Diables Rouges Simon Mignolet n’est plus que le numéro 2 à Liverpool.

Deux matches en 2018. Simon Mignolet n’a jamais aussi peu joué qu’en ce début d’année. "C’est la vie", soupire-t-il.

Toujours sérieux et appliqué, Mignolet continue de bosser. Sans faire de bruit. Sans se plaindre de la situation qui ne lui convient pas. "Je reste concentré, au cas où. Une blessure, une suspension, tout peut arriver et changer le cours de la saison. Je reste pro pour être prêt."

Jürgen Klopp lui a dit qu’il était devenu le numéro 2. "Ça m’a déçu. Dans le football, c’est rare d’avoir une réponse claire, mais parfois tu dois laisser passer les choses. Je sais que redevenir numéro 1 ne sera pas simple."

Ces minutes de jeu, qui lui sont promises ce mardi (lire ci-contre), lui feront beaucoup de bien. "Je suis bien mentalement. J’ai montré aux entraînements que j’étais prêt. Ma rencontre face au Japon a été positive. À 30 ans, je pense que j’ai acquis une certaine mentalité."

Ce rôle de doublure chez les Diables et à Liverpool est complexe à gérer. "Il faut s’adapter au banc et ce n’est pas facile."

Pour compenser , il bosse comme un fou. "Je ne dois pas baisser la tête. J’ai toujours travaillé et je continue comme ça. Les gars du groupe me disent même de me calmer sur la charge de travail mais c’est dans ma nature (rires)."

Quelle que soit la suite de sa saison, elle se conclura en beauté avec la Coupe du Monde. "Il n’y aura pas que ça. Beaucoup de choses vont se jouer entre-temps. La Premier League, la Champions League. Nous avons encore plein de choses à jouer."

Le mondial sera un tournant pour sa carrière. "Je ne sais pas encore de quoi sera fait mon avenir. J’ai un contrat de trois ans à Liverpool. Clairement je veux jouer. Le coach le sait et j’en ai discuté avec lui. Je penserai à mon avenir après la Coupe du Monde."