Le Stéphanois préfère le flanc gauche au droit

LAEKEN Kevin Mirallas a impressionné par son boulot défensif et par son apport offensif. Il ne lui a manqué qu'un but.

Kevin, comment analysez-vous ce changement radical ?

"Par amour-propre, nous voulions démontrer nos qualités et prouver que nous pouvions réussir, ensemble, quelque chose de bien."

Vous avez abattu un travail considérable sur votre flanc.

"Avec Roland (NdlR : Lamah), nous avons essayé de faire la différence tout en assumant un gros boulot défensif, surtout après la pause. Le coach avait demandé cette débauche d'énergie. À cause de mon genou, qui m'a perturbé ces dernières semaines, je ne savais pas si j'allais tenir longtemps. Je me suis agréablement surpris."

Avec Lamah, vous avez énormément permuté.

"C'était un souhait du coach. J'ai commencé à droite avant de partir à gauche. Tant Roland que moi nous sentions mieux ainsi."

Vous jouez à droite à Saint-Etienne. Ne vous sentez-vous pas mieux à gauche ?

"C'est plus simple, car je suis directement sur mon pied droit. Comme le système avec un attaquant et deux ailiers devient la norme en Europe, je dois m'adapter, même si je ne sais pas si mon avenir à long terme se situe sur un flanc. Il faut du coffre pour assumer ce rôle, et je commence à l'acquérir. Depuis août, cela n'a pas été évident pour moi. Ce match va constituer une référence."

Les problèmes passés étaient-ils dont essentiellement mentaux ?

"En bonne partie. Ce match prouve que nous avons des qualités. Le coach a amené sa rigueur. Nous avons respecté les consignes. Mais si on ne gagne pas en Estonie, on revient à la case départ."

Est-ce aussi une réponse aux critiques de Vercauteren ?

"Les propos étaient peut-être déplacés, mais nous avons, parfois, parlé dans la presse un jour sans prouver nos dires sur le terrain le lendemain. Devons-nous donner des leçons ? Continuons plutôt à faire nos preuves sur la pelouse."



© La Dernière Heure 2009