"On a hâte d’y être."

Roberto Martinez va entamer la première campagne qualificative de sa vie dans le rôle de sélectionneur. Il y a de quoi être impatient. Mais en signant à la tête des Diables, il ne s’imaginait sans doute pas qu’il y aurait déjà une telle pression sur son équipe au moment de se déplacer à Chypre. Cette rencontre devait être une simple première étape, abordable et tranquille, sur le chemin de la Russie. Elle est devenue autre chose : c’est déjà un match capital. Si les Diables ne gagnent pas, la crise de confiance sera si importante qu’elle pourrait laisser des traces.

Au cœur de ces doutes se trouve, avant même toute considération tactique, la question de l’implication des joueurs. Selon les supporters, elle n’a pas été suffisante contre l’Espagne. "Pour moi, on n’a pas manqué de passion ou de caractère jeudi. Le match était juste trop compliqué" , expliquait ce lundi soir Martinez dans la chaleur moite du GSP Stadium de Nicosie. Le sélectionneur veut clairement protéger ses joueurs.

Quelques minutes plus tôt, Eden Hazard l’avait pourtant reconnu : "Jeudi, on n’a peut-être pas assez mouillé le maillot…"

Les Diables savent ce qu’il leur reste à faire. L’an dernier, ici à Chypre, ils l’avaient pris de haut pour s’imposer sur le fil (0-1), faisant preuve d’une certaine arrogance. Vu le contexte, il leur est formellement interdit de répéter cette erreur.