Entre le Congo et la Belgique, son cœur n'a pas balancé

TALLINN La sélection de Landry Mulemo, qui a remplacé Deschacht (blessé) vendredi, a fait jaser. Ne s'imposant pas comme un sélectionné potentiel aux yeux des observateurs, son statut d'élu n'a pu éviter le rapprochement avec Marc Wilmots qui a admis, en son temps, avoir proposé le joueur à Anderlecht et qui a assumé un rôle de conseiller du Belgo-Congolais.

Le Rouche y répond : "Le sélectionneur m'a vu contre le Cercle et l'AZ. Marc peut éventuellement donner son avis, mais celui qui a le dernier mot, c'est Dick Advocaat. Il est en mesure de juger tout seul."

Pour autant, il a été surpris de l'appel reçu vendredi de la part des instances dirigeantes de la Fédération. "Ce fut un mélange d'étonnement et de contentement mais, jamais, je n'ai pensé à une blague. Je n'ai pas eu de mal à me fondre dans le groupe. D'abord parce que je connaissais une bonne partie du noyau pour avoir fait un bout de chemin avec au niveau des Espoirs ou pour l'avoir croisé dans certains matches, ensuite parce que je débarque dans une perspective de préparer l'avenir... comme tous ceux qui étaient là. J'ai senti immédiatement la rigueur et la discipline imposées."

En début de semaine passée, il avait décliné sa sélection avec le Congo parce qu'il "n'était pas au top." Quand Dick Advocaat l'a sélectionné, il n'a pas hésité.

"Du déplacement en Estonie, j'espère d'abord que la Belgique gagnera. Si je peux jouer, ce sera un plus. Le cas échéant, je sais que je serai lié, à vie, aux Diables, qu'il n'y aura plus de possibilités de rejoindre le Congo. Mais je n'ai pas d'attaches avec ce dernier. J'ai fréquenté les sélections belges depuis les U15 et je ne suis plus retourné au Congo depuis que je suis arrivé ici, à 4 ans. J'avais été sélectionné comme ça, sans même avoir un contact au préalable. J'accorde plus d'importance à la Belgique."



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