Le Diable espère encore pouvoir quitter West Bromwich au final

Le compte à rebours est lancé. Et Nacer Chadli voit passer le temps avec une certaine appréhension.

Si la fermeture du marché anglais ne l’a pas angoissé puisqu’il a affiché sa volonté de quitter un pays où il a passé les cinq dernières années, entre Tottenham et West Bromwich, les portes de l’Italie qui se sont refermées puis celles des autres pays, qui le seront ce vendredi soir, sont plus de nature à le stresser. D’où cette forme d’impatience qui a commencé à perler.

Malgré la présence rassurante de Graeme Jones, qui rêve de le convaincre de rester, Chadli n’a pas encore disputé la moindre rencontre avec West Bromwich cette saison alors qu’il a repris l’entraînement normalement et qu’il a désormais gommé son déficit de préparation. Pour le Diable, la situation est claire : évoluer en Championship n’est pas une option. Plus que l’aspect financier (son salaire hebdomadaire aurait baissé de plus de 40.000 euros environ, comme l’autorisent les règlements en cas de relégation), l’intérêt sportif demeure forcément et fortement limité.

Sauf que, dans ce dossier, la position des dirigeants de West Bromwich est très claire : pas question pour eux de brader le joueur le plus cher de l’histoire, acheté environ 18 millions d’euros il y a deux ans.

Parce que la chute à l’échelon inférieur a impacté leurs finances, qu’ils ont besoin de liquidités et que le Liégeois représente la plus forte valeur marchande de l’effectif.

Parce que Chadli a un prix aussi, 19,5 millions d’euros, soit le montant de sa clause, qui s’est activée depuis la relégation. D’où cette inflexibilité : pas question pour eux d’entendre parler d’un prêt, même assorti d’une obligation d’achat. Un départ se fera sous la forme d’un transfert. Ou ne se fera pas. Et la tendance des dernières heures renvoie à une exfiltration du Diable.

Selon The Telegraph, plusieurs clubs turcs sont ainsi revenus aux informations. Besiktas, déjà intéressé plus tôt cet été, en ferait partie. Reste désormais à trouver un accord. Plus que jamais, le compte à rebours est lancé…Jonathan Lange