Où va-t-il s’arrêter ? Voilà Romelu Lukaku à 57 roses, avec un… 45e but sur ses 46 dernières rencontres avec les Diables. Après avoir mis ses élégantes lunettes, il s’est posé quelques minutes pour bavarder.

Quel objectif vous fixez-vous ? La barre des 100 buts ?

"Non, non. (rires) Je voulais battre le record de Van Himst (NdlR : 30 buts). Depuis que c’est fait, j’essaie juste de gagner avec mon pays."

Quand vous n’avez pas marqué contre l’Angleterre dimanche, vous n’étiez pas déçu ?

"Non, parce que je n’étais pas encore bien affûté. Sur les deux dernières semaines, je n’avais eu que deux séances collectives, une avec l’Inter et une avec l’équipe nationale. Je l’ai senti contre l’Angleterre mais j’ai bien pu bosser avant ce match contre le Danemark et je me sentais bien."

L’un des rares points positifs de l’absence du public, c’est qu’on peut entendre la communication entre les joueurs. Vous parlez tellement qu’on a l’impression que vous êtes le capitaine et le leader des Diables.

"J’essaie d’être le gel de cette équipe. J’encourage beaucoup. Dans le vestiaire à la pause, j’ai dit qu’il fallait réagir, qu’on devait en faire plus. On l’a tous bien fait, de Thibaut derrière à Dries et Kevin devant. On a tous fait un très bon travail."

Vous avez notamment parlé à Thorgan Hazard qui vous offre un bel assist, non ?

"Oui, je lui ai dit à la mi-temps qu’il devait prendre son temps quand il recevait le ballon, pour donner un bon centre. Il l’a bien fait et j’ai pu devancer mon homme."

Trois matchs cette semaine à Louvain et trois victoires mais les Diables n’ont pas toujours séduit, en jouant plus bas et plus défensif.

"C’est aussi une manière de gagner quand c’est nécessaire. On a été plus agressif et on a misé sur les contres. On doit être efficace derrière comme on l’est devant. Avec tous les grands joueurs offensifs, on sait qu’on peut marquer sur une action. Si on n’encaisse pas, ce sera plus facile pour nous."

Ce sera nécessaire face à des équipes comme la France, l’Espagne et l’Italie au Final Four.

"Moi, je ne pense qu’à une chose : le match contre Torino dimanche. Puis celui contre le Real Madrid. On m’attend déjà au club ce jeudi à 12h30. Le Final Four, on a le temps. La prochaine échéance avec les Diables, ce sont les qualifications pour la Coupe du Monde 2022."

On a parfois eu l’impression que vous étiez l’un des seuls à vraiment vouloir ce Final Four.

"Non, j’ai vu beaucoup de réactions positives dans le vestiaire après la qualification. C’est vrai que le programme est chargé et que pas mal de joueurs se blessent en équipe nationale mais on prend du plaisir avec les Diables. Il y a une atmosphère de club, même si on ne se voit qu’une fois par mois. Ce qu’on veut faire, c’est changé la mentalité et vouloir remporter chaque match, peu importe la compétition."