Dès lundi, les Diables Rouges prendront leurs quartiers au Martin’s Red, à Tubize. Un établissement sobre et moderne, avec tout le confort nécessaire pour les joueurs.

Dix lettres écarlates surplombent le bâtiment : MARTIN’S RED. La nuit tombée, la lumière jaillissant de cet immense bloc de verre attire le regard des automobilistes qui défilent sur la N6. C’est là qu’a ouvert, le mois dernier, le nouvel hôtel du Centre national de football de Tubize. Nous y avons séjourné pendant une nuit, afin de savoir à quoi les Diables pourront s’attendre dès ce lundi.

La modernité du bâtiment, en chantier depuis plus d’une décennie, contraste avec la grisaille des alentours. L’impression est confirmée en entrant dans un lobby à la teinte rouge dominante. Son design est épuré et moderne, comme celui de tout l’hôtel.

Dès le check-in et à chaque échange avec l’un des 20 membres du personnel présents au quotidien, on comprend vite que l’on se trouve dans un établissement d’un certain standing. On est dans la même gamme qu’au Crowne Plaza de Diegem, où les Diables logeaient depuis 2009.

Là, c’est sûr, pas de distractions…

Il en va de même pour les chambres. Décorées de manière sobre et élégante, elles ne sont pas d’une taille démesurée. Le confort nécessaire, sans fioriture. Avec un grand écran plat et une connexion wifi qui seront indispensables pour les Diables afin de lutter contre l’ennui.

Car un coup d’œil à la fenêtre vous rappellera très vite où vous êtes : dans un centre sportif. D’un côté, les chambres donnent sur les terrains et de l’autre, sur la ligne de TGV. Ce n’est pas aux alentours directs de l’hôtel que les Diables trouveront des distractions… Au moins, ils ne seront pas tentés de faire le mur.

Pour l’anecdote, on a constaté que le mini-bar était vide. Pas de balcon, non plus, pour fumer. Comme pour mieux rappeler le nouveau code de conduite instauré par Martinez : l’alcool et la cigarette sont proscrits.

Les hommes d’affaires croisent les footeux

Pendant les quelques heures de notre séjour, nous croisons sans cesse dans les couloirs des joueurs et des membres du staff des équipes belge et suisse de moins de 17 ans. Ils se promènent, pour tuer le temps, en attendant leur match amical de ce mardi soir, pendant que des hommes d’affaires préparent leur séminaire du lendemain. D’où l’ambiance très particulière d’un endroit à mi-chemin entre un Clairefontaine français et un hôtel distingué.

"Notre concept, c’est de mêler hôtel pour sportifs et hôtel classique. Tout le monde peut venir chez nous", nous explique Ozgur Demir, le manager général du Martin’s Red.

Des étages privatisés pour les Diables

Notre impression de mélange des genres est encore renforcée lors de notre petit-déjeuner, où nous mangeons à la table à côté des jeunes Suisses. Un buffet est destiné aux clients individuels, l’autre aux sportifs.

"Pour eux, la nourriture est naturellement moins grasse" , précise Ozgur Demir. "Donc pas de couque pour les sportifs ! Nos équipes en cuisine adaptent le buffet aux demandes des équipes. Ce sera aussi le cas pour les Diables."

La semaine prochaine, des clients individuels vont-ils donc prendre leur jus d’orange à quelques mètres d’Eden Hazard et de Thibaut Courtois ? Pas forcément. "Nous nous adapterons aux instructions de la Fédération et nous devons nous montrer flexibles. L’hôtel a été construit de sorte à pouvoir réserver un ou deux étages pour une équipe."

Quand les Diables et les Espoirs débarquent, l’hôtel affiche très vite complet. Illustration dès ce lundi et pendant toute la semaine : aucune des 79 chambres ne sera disponible à la réservation.

Plus tard, il n’est pas impossible qu’un quidam dorme dans le Martin’s Red en même temps que les Diables. Mais il ne devra pas espérer jouer aux cartes avec eux ou dormir dans la chambre d’à côté...