Martinez met la barre haut, même si la qualification est acquise.

Roberto Martinez n’avait pas le grand sourire à sa conférence de presse. "Le terrain synthétique ne m’inquiète pas au niveau des blessures, mais au niveau de l’adaptation. Les rebonds sont différents, le ballon roule différemment. Bref : le match sera différent. Plusieurs joueurs n’ont plus joué sur un synthétique depuis leurs 17, 18 ou 19 ans. Mais une équipe qui veut tout gagner, doit pouvoir s’adapter à toutes les circonstances. Même aux longs voyages. À l’Euro, des matchs se joueront à Bakou. C’est un bon test. On n’a pas d’excuses."

Yari Verschaeren, lui, se sent dans son jardin sur un synthétique. "Mais on ne peut pas aller trop vite avec lui. Jeudi, il a eu droit à une introduction fantastique. C’est le moment de faire jouer des jambes fraîches. Witsel, Meunier et Praet vont débuter."

Pour Praet, c’est son premier véritable examen sous Martinez. Vu que Vanaken a saisi sa chance, Praet n’a pas le droit à l’erreur s’il veut avoir une chance d’être dans les 23 pour l’Euro. Martinez : "Je n’aime pas ce mot examen. Je préfère opportunité. C’est une récompense pour son travail."

Même si la Belgique est qualifiée, Martinez n’acceptera pas de relâchement. "Une équipe nationale joue très peu de matchs. On doit donc profiter de chaque match pour augmenter notre niveau. Et nous voulons absolument terminer premiers de la poule."