"Cette titularisation me fait plaisir. Mais je ne la considère pas comme un cadeau. À ce niveau de compétition, on ne fait pas de cadeau. Je l’assimile plutôt à la juste récompense du bon travail que j’ai presté depuis que je figure dans le groupe et à la patience que j’affiche depuis le début. Je pense sincèrement que j’ai mérité cette belle opportunité qui m’est offerte de démontrer que je peux réellement constituer une alternative à Vertonghen."

Sébastien Pocognoli ne revendique rien. Mais il manquerait furieusement d’ambition et dérogerait à l’esprit des Diables d’aujourd’hui s’il se satisfaisait de cirer en permanence le banc de touche.

Il sait qu’il n’a pas besoin de dissiper une équivoque qui n’a pas lieu d’être : "J’ai vécu intensément le match décisif à Zagreb. J’ai éprouvé une grosse émotion au coup de sifflet final. J’y vois la confirmation que le banc demeure toujours très proche des titulaires. Il existe réellement une vraie communion entre tous les membres du groupe. Cette campagne est aussi la mienne. Je n’ai manqué qu’un match, en Serbie. Je ne ressens aucune frustration de n’avoir pas joué davantage. D’autant que le coach s’est toujours révélé très respectueux à mon égard".

Sébastien Pocognoli ne se considère pas comme le troisième arrière gauche dans une hiérarchie implicite qui le situerait derrière Vertonghen et Vermaelen : "À mes yeux, je suis en concurrence directe avec Vertonghen. Jan et moi avons noué une très bonne relation. Nous nous connaissons depuis très longtemps. Nous discutons beaucoup entre nous et pas uniquement de football."

L’arrière gauche de Hanovre ne se projette pas encore au Brésil, mais il sait comment alimenter toutes ses chances d’effectuer le voyage : "Je ne vais pas changer mon mode de vie, qui me satisfait pleinement. Je vais continuer de bien travailler dans mon club et de bien soigner mon corps."

Quand on évoque l’absence de Gareth Bale, ce soir, Sébastien Pocognoli sourit : "Plus tôt dans le tournoi, je ne m’en serais pas plaint. Aujourd’hui qu’on est qualifiés, c’est un peu différent. Ce peut être chouette de défier un adversaire de ce calibre."