À l’Union belge, presque tout le monde est d’accord : Wilmots doit partir. Bart Verhaeghe va jouer un rôle capital dans la désignation de son successeur.

Sous contrat jusqu’en 2018, Marc Wilmots va-t-il rester sélectionneur des Diables ? Tout porte à croire que non… Officiellement, l’Union belge a fait savoir "qu’il a été décidé de ne pas prendre de décisions à la hâte, mais de profiter des prochaines semaines pour faire une évaluation approfondie du fonctionnement sportif et opérationnel de l’équipe nationale". Cette évaluation doit être faite en premier lieu par Philippe Collin, président sortant de la Commission technique, en charge des décisions sportives au sujet de l’équipe nationale.

Mais dans les coulisses de la Maison de Verre, le dossier a déjà avancé ce week-end. La plupart des décideurs sont déjà d’accord sur le fait qu’il faut mettre fin à la collaboration avec Marc Wilmots et certains membres de son staff, dont son adjoint Vital Borkelmans, l’entraîneur des gardiens Erwin Lemmens et le préparateur physique Mario Innaurato. "Nous avons rectifié le tir au niveau financier; maintenant il faut le faire au niveau sportif", nous glisse un haut membre de la Fédération. Elle a en effet réalisé un bénéfice de 7,9 millions d’euros grâce à cet Euro. Ce qui lui laisse de la marge.

Son premier souci, maintenant, c’est de régler l’indemnité de licenciement, prévue dans le contrat de Marc Wilmots. Elle s’élève à un million d’euros et il y aura forcément d’âpres négociations. L’UB aimerait régler cette affaire dans les 15 jours.

Qui sera à la table des négociations ? Ce seront surtout les membres issus de la Pro League, à savoir Johan Timmermans (président de Malines), Joseph Allijns (président de Courtrai), le président François De Keersmaecker et le CEO sortant Gérard Linard. Le directeur technique Chris Van Puyvelde sera également impliqué. Mais le rôle le plus crucial sera sans aucun doute celui de Bart Ver-haeghe. Depuis le… 1er juillet, jour de l’élimination des Diables, le président du Club Bruges est devenu vice-président de l’Union belge et président de la Commission technique. Il prendra acte de l’évaluation de son prédécesseur et aura un rôle prépondérant pour le choix du nouveau sélectionneur.

Ce dossier est évidemment bien plus important que celui des indemnités de départ de Marc Wilmots. Après le fiasco de cet Euro, l’UB ne peut pas se tromper. Il faut trouver le bon profil pour relancer les Diables. Deux noms belges circulent déjà : ceux de Vanhaezebrouck et de Michel Preud’homme. La position de Verhaeghe rend l’affaire délicate. S’il débauche le coach de Gand, un club concurrent du sien, on le lui reprochera.

En optant pour Preud’homme, Verhaeghe osera-t-il affaiblir son propre club ? Certainement pas. Mais il existe une option qui rendrait la piste Mph réaliste : celle d’un cumul. Quand Marc Wilmots avait discuté avec Schalke, en juin 2015, Verhaeghe était favorable à l’idée d’un double poste pour MPh. Maintenant que le coach de Bruges sera moins sur le terrain, il aura plus de temps. Assez pour s’occuper aussi des Diables ? Michel Preud’homme va y penser. Ce sera à lui de décider.

Si cette piste ne se concrétise pas, il faudra alors certainement se tourner vers un étranger. Le prochain match des Diables ayant lieu le 7 septembre à Chypre, on va passer un été très chaud dans la Maison de Verre.