M. Martinez, comment expliquez-vous cette Belgique à deux visages ?

"On a réalisé une bonne première période, avec des occasions et deux buts. L’équipe était en confiance, puis en deuxième mi-temps, on n’a pas été nous-mêmes, c’est désolant. Pourtant, à 2-2, on a montré l’esprit pour revenir, malgré la frustration. Le VAR ne nous a pas aidés, mais ce sont des faits, il faut l’accepter."

Comment expliquez-vous cette deuxième mi-temps complètement ratée ?

"D’abord, il faut regarder la première période, impressionnante de notre part. Puis c’est au niveau émotionnel que cela a joué, en deuxième période. On n’a pas fait ce qu’on devait faire, on a peut-être trop pensé à la finale, à la responsabilité que cela supposait. D’une certaine manière, on a arrêté de jouer. On a laissé revenir la France, et c’est cruel de concéder un but à la dernière minute."

Est-ce un manque de qualité, de ne pas savoir garder un résultat ?

"Non, on ne peut pas mettre cela sur le compte de la qualité, ou d’une trop grande confiance. Cette équipe, ces joueurs sont impliqués pour la sélection, et ils ont assez de qualités, on l’a vu en première période. Encore une fois, c’est au niveau émotionnel que cela s’est joué, et c’est vraiment dommage. On voulait vraiment finir le travail et aller en finale."

Cette équipe sait-elle gagner les matchs qui comptent ?

"Je veux surtout retenir sa volonté de bien faire, sa résilience. On doit se relever de cet échec, progresser et montrer qu’on peut avoir un meilleur feeling."

Eden Hazard était-il blessé à sa sortie ?

"On ne sait pas s’il y a un souci, on doit faire un contrôle. On va assurer un suivi dans les 24 prochaines heures."

Auriez-vous pu effectuer des remplacements plus tôt ?

"Ce n’est pas le souci d’un ou deux remplacements. Le souci est la manière dont on a commencé la deuxième période. Il faut aussi souligner la réaction de la France, à qui on a laissé trop d’espace."

Comment allez-vous rebondir, dimanche, contre l’Italie ?

"On n’a pas seulement perdu une fois, mais deux. D’abord en laissant revenir la France, puis en concédant le troisième but. Ce sera difficile de se relever, mais on ne doit pas oublier qu’il y a une Coupe du monde, dans 13 mois. Toutes les occasions seront importantes pour se montrer et briguer une place dans le noyau."